Toute une palette de couleurs et de matériaux dans une même ruelle, des paysages urbains déplorables, trottoirs envahis, cités anarchiques servant à stocker le plus de personnes possibles… Des villes dortoirs où il ne fait pas bon vivre, Comment en est-on arrivé là ? Est-ce que la situation est récupérable ?

En quoi l’architecture est importante ?

Technique que l’architecture peut paraître, ses dimensions artistiques, sociales et économiques ne peuvent être annulées. 

La diversité architecturale et l’harmonisation urbaine avec les paysages naturels reflètent un puissant édifice social et culturel. La perspective esthétique, quant à elle, a toujours contribué dans l’évolution de l’histoire de différentes civilisations.

Du conceptuel au méthodique, on en est où ?

Romaine, haussmannienne, méditerranéenne ou même mauresque, l’architecture vernaculaire Algérienne fascine les artistes du monde entier par son symbolisme, son hétérogénéité et sa véritable hiérarchie… Mais qu’en-est-il de l’architecture moderne post-coloniale ?

Bâtiments en hauteur sans âme aux couleurs grisâtres, façades brutes non finies, fenêtres solidement barricadées, cités inachevées, taudis en béton et on en passe ! Des villes entières dénuées d’aspect esthétique.

De surcroît, les maisons aux plans standardisés mais non harmonisés manquant de raffinement et de délicatesse correspondant à une “mentalité commerciale’’ régnante qui impose une série de garages mastocs ayant le potentiel de se transformer en boutiques louables.

Cette dégradation remarquable de la centralité urbano-architecturale des projets actuels n’est que le résultat des crises socio-économiques, d’une politique d’habitat plutôt socialiste, et d’une surpopulation à la déchéance culturelle marquée.

Des plans-masses en masse, quelle est la place de l’architecte ?

La fordisation imposée et la loi de maîtrise d’œuvre qui oblige l’architecte de s’occuper de tout sauf de sa fonction primaire et principale font qu’il soit limité dans sa créativité et son rendement, sans oublier les jeunes architectes aux talents indescriptibles qui n’ont pas la chance de briller par défaut de moyens ou de projets

Changer d’archétype, quelle perspective ?

Il faudrait, tout d’abord, rendre à l’architecte sa fonction de base, qui est la création de plans novateurs, puis favoriser l’émersion d’une nouvelle génération d’architecte en leur donnant la chance de briller à travers des projets éminents.

Enfin, la mise en place d’une structure de concertation et de gestion est indispensable pour le suivi de l’application des lois d’aménagement du territoire.

 « L’architecture est le témoin incorruptible de l’histoire » -Octavio Paz-

                                                                                         Katia kheffache

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