La première apparition face aux médias du président Tebboune a laissé beaucoup de gens sur leurs faims. Devant un parterre de journalistes triés sur le volet et dans un décor de café maure, le chef de l’état a surtout surfé sur les questions et est resté sur des généralités.

Alors qu’on s’attendait à des decisions et des réponses fermes d’un président fixant le cap, on a eu droit à une litanie de bonnes intentions et de constats peu reluisants des différents secteurs. Beaucoup de questions ont été éludées à l’instar de la question lancinante des détenus politiques et d’opinion qui n’a pas été abordée sciemment ou inconsciemment par aucun des journalistes présents et qui n’ont par ailleurs pas osé poser les questions gênantes.

Inutile de rappeler qu’ils sont tous issus de médias, privés ou publics, proches des tenants du pouvoir à l’instar Hannachi de Hayat TV ou Boussalem de l’ENTV. Une odeur de scénario écrit à l’avance d’un mauvais film de série B.

L’exploitation du gaz du schiste:

La question de l’exploitation de gaz de schiste a enflammé les réseaux suite aux déclarations de Tebboune quant à la volonté de l’état de ne pas se passer de cette  » manne d’argent « . Au-delà des divergences sur le coût environnemental et économique de cette décision et l’avis des experts sur cette question, la question qui se pose : Quel modèle économique veut-on pour l’Algérie ?. Le choix d’exploiter une ressource tarissable et qui de surcroît présente un risque environnemental est le choix de la rente. Une économie dépendante des cours des matières premières et de surcroît mono-exportatrice est porteuse de dangers car dépendant des fluctuations des cours des matières premières sur le marché mondial.

À court terme, ce choix peut s’avérer utile, mais les expériences de par le monde ont montré les limites de ce système. L’épisode de l’année 1986 qui vu l’effondrement des prix du pétrole et qui a plongé le pays dans une crise économique sans précédent avec son lot de pénuries, est encore vivace. Cette épisode provoqué par l’inondation du marché pétrolier par les saoudiens, sur injonction des américains pour porter le coup fatal à l’ex-URSS, est très instructif. Une économie d’un géant s’est effondrée et ce qui a provoqué sa dislocation voir sa disparition.

Les algériens aspirent à une économie sociale et solidaire, écologiquement responsable et basée sur le savoir.

MIB

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