La langue arabe est notre dialecte liturgique et parole d’Allah à travers le coran sacré. Un Héritage du savoir riche et classique préservé par des écrivains éperdument séduits par la beauté de la langue arabe, dont Tahar Ouettar : figure littéraire incontestable sur la scène artistique algérienne.

Biographie : 

Né le 15 août 1936 à Sedrata dans l’est algérien ; région où il a passé toute son enfance dont il a beaucoup parlé dans ses œuvres. 

Il s’installa ensuite à M’daourouch, où il a vécu la meilleure période de son parcours ; Il se mit à méditer tout en apprenant ou en enseignant le saint Coran.

Puis Il rejoint l’école de l’association des oulémas en 1950, et il se distingue parmi les meilleurs élèves. Ses études le conduisent successivement à l’Institut Ben Badis Constantine puis à la Zitouna de Tunis en 1954.

En 1989, il préside l’association culturelle Aljahidhiya et en 2005, il remporte le lauréat du prix Sharjah de l’UNESCO pour la culture arabe.

Il décède le 12 août 2010 suite à un long combat contre la maladie.

Un écrivain provocateur et sulfureux :

Lors d’une interview exclusive faite par le magazine « L’ivrEscQ » peu de temps avant sa mort, une question intéressante lui avait été posée à propos de la cause de son comportement provocateur à l’égard des auteurs algériens francophones. Ce à quoi il répondit : 

« Vous savez, je suis né dans un douar ou j’apprenais par cœur le Coran, j’ai été émerveillé par la beauté du texte qui me subjugue et m’interpelle. J’aime la langue arabe, je veux qu’ « El moufarnassine » et les bilingues se mettent à la langue de nos grands-parents. Mais, lorsque je taquine les francophones, c’est par fraternité et non pas dans une quelconque relation de conflit. Dans les années 1990, j’ai eu des prises de position qui ont suscité de violentes polémiques dans les milieux culturels et politiques. La presse a fait couler de la noirceur de son ancre sur ses pages me diabolisant et me marginalisant. Mes propos ont toujours étaient mal perçus et pris aux premiers degrés. Comme je fais partie des pionniers, fatalement je les choque. Seulement, ils oublient qu’un écrivain doit dire ce qui sort de ses tripes ».

La diversité de ses œuvres : 

Allant des récits fantastiques jusqu’aux critiques ironiques du monde d’après l’indépendance, en passant par des pièces de théâtres, innombrables thèmes d’œuvres engagés et parfaites.

Tahar Ouettar aborde aussi l’étrangeté et le surnaturel à travers son livre intitulé ’’le Pêcheur et le Palais’’ (1980) ou il introduit le mythe ”politico-héroïque” dans son texte afin de poser un problème de rapport au pouvoir.

Ses récits les plus populaires : 

  • Al Laz (l’as) Alger 1974.
  • Al Zilzal (le tremblement de terre) Beyrouth (1974).
  • Al hawwat wa Al Qasr (le pêcheur et le palais) (1980).
  • Ars baghl (les noces de mulet) (1978).
  • Tajriba fi Al ouchq (une expérience d’amour) Beyrouth (1989)
  • Al ouchq wa al mawt fi al zaman al Harachi (amour et mort dans le temps Harrachi) Beyrouth (1982 1983).
  •  Al cham`aa wa Al Dahaliz (la bougie et les corridors) Alger (1995).

Ceux traduits récemment :

  • Dukhan fi Qalbi (Fumée dans mon coeur) Alger (2005).
  •  At-Taana (les coups) Alger (2005).
  • Al Shuhada’ ya`udun hadha al usbu` (les martyres reviennent cette semaine) Alger (2005).

                                                                                                                                               Graine Sabrina

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