Vous vous retrouvez parfois irritées pour la moindre des choses ? Vous fondez en larmes juste parce qu’on a mangé votre glace bien cachée au frigo ? Vous dévorez aveuglement tout ce qui vous tombent sous la main, ou peut-être êtes-vous faussement rassasiées et pourtant, l’aiguille de votre balance ne cesse de s’incliner humblement plus bas face à des kilos tombés du ciel ? Vous vous retrouvez à bout de souffle à force d’essayer de dissimuler votre ventre bien rond ? Et vous souriez timidement en réponse à ceux qui vous blâment d’être fatiguées sans avoir pour autant rien fait ? Et puis encore, vous êtes plus irritées parce que votre pauvre fond de teint est fatigué de camoufler tous l’acné qui audacieusement couvre tous votre corps sans épargnez un seul millimètre de peau ? Mais vous voyez la date et tout prend sens d’un coup … C’EST CETTE PÉRIODE DU MOIS

Le SPM, c’est quoi ?

Le Syndrome PréMenstruel (SPM), connu également sous l’appellation syndrome du cycle ovarien ou tension prémenstruelle, est un ensemble de symptômes physiques, émotionnels et comportementaux survenant dans les 7 à 14 jours précédant les menstruations, et s’estompe juste au moment des saignements ou à la fin des règles. Mais attention, on ne peut parler de symptôme prémenstruel que si le phénomène survient régulièrement lors de plusieurs cycles consécutifs. Ce syndrome touche en moyenne 50 à 80% de femmes pubères.   

Les symptômes :

Les femmes réagissent différemment à cette phase où les hormones s’acharnent pour préparer un beau nid au fœtus, certaines peuvent expérimenter des épisodes véritablement invalidants (Ouiiii mesdames, vous n’exagérez pas !), d’autres ne ressentent qu’une gêne passagère, mais au moins 75% des femmes menstruées font au minimum un symptôme (Et non, vous n’êtes pas les seules).

Les symptômes peuvent être d’ordre émotionnel comme l’irritation, la dépression, la colère, l’isolement social ou même les crises de pleurs. Tout comme ils peuvent être physiques, et on cite notamment la migraine, une sensibilité et une lourdeur des seins, des ballonnements du bas ventre, des crampes abdominales, des douleurs au dos, de la fatigue, des troubles du sommeil, une rétention d’eau, une prise de poids allant jusqu’à 2,5 kg due à la rétention d’eau ou à la rétention de selles, diarrhées ou constipation et nausées. Tout cela, peut-être associé à des troubles comportementaux qui se manifestent principalement par les rages alimentaires expliquant les envies folles de sucreries et de gras.

Causes :

Ce phénomène est étroitement lié aux fluctuations hormonales cycliques. Durant cette période un pic de progestérone et d’œstrogènes est remarqué, ce qui impliquerait de bas niveaux de Sérotonine qui est le neurotransmetteur de la régulation de l’humeur par excellence. Cette baisse est expliquée par la stimulation de la dégradation de la sérotonine par la progestérone, ce qui suscitera une attitude plutôt négative.

Quant à la rétention d’eau, on croit qu’elle est due à l’augmentation des œstrogènes, la raison derrière la tension mammaire et la prise de poids soudaine.

D’autres facteurs sont également impliqués comme le manque de certains minéraux et vitamines plus particulièrement le déficit en Calcium et en Magnésium. Une alimentation déséquilibrée et riche en sel peut tout aussi interférer qu’un mode de vie stagnant.

Comment remédier à ça ?

Le sport est toujours une bonne idée !

En plus de lutter contre les sautes d’humeurs et de réduire le stress et l’anxiété, rester active tout au long du mois va permettre non seulement d’améliorer la circulation sanguine et atténuer les crampes par la suite, mais aussi d’éviter la prise de poids cyclique.

Bien dans mon assiette !

Une alimentation riche en protéines, pauvre en sucres raffinés et en sel et assez rassasiante ne va pas laisser de la place aux barres de chocolats ni aux sacs de croustilles tardifs.  

L’apport en aliments déficients tels que le calcium, le magnésium et l’oméga 3 peut s’avérer utile pour remédier à ce syndrome, en calmant les douleurs menstruels et en limitant les signe psychologiques.

L’eau, c’est la vie :

Boire suffisamment d’eau aide à lutter contre la rétention d’eau et à évacuer les toxines de votre organisme.

Des médicaments ?

Pour certaines femmes, ces simples mesures d’hygiène ne sont malheureusement pas suffisantes pour soulager ce syndrome et le recours aux médicaments est impératif dans ces cas. Les médecins prescrivent par exemple les AINS (Anti-inflammatoires non stéroïdiens) et les antalgiques pour les épisodes aigus de douleurs. D’autres femmes se trouvent contraintes de suivre un traitement contraceptif pour carrément supprimer l’ovulation. Des diurétiques peuvent être prescrits pour lutter contre les rétentions d’eau gênantes ou même les anxiolytiques et les antidépresseurs pour donner un coup de boost à notre sérotonine et soulager les SPM sévères.

Malgré les centaines de fois pendant lesquelles l’utérus échoue à donner vie, ce petit organe ne baisse jamais les bras tant que ses réserves le lui permettent et est toujours prêt à recommencer. Donc mesdames, inspirez vous de ce petit guerrier, continuez à être aussi fortes et soyez fières d’être le siège élu par la nature où la vie prend forme.

Louiza Meroua Hacene

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