En tant qu’Algériens, on a tous vécu (plus ou moins) la même enfance, connu les mêmes petits plaisirs et entendu les mêmes histoires ; histoires qui, jusqu’à ce jour, restent bien ancrées dans nos mémoires.

L’une des fêtes que nous attendions impatiemment est celle où l’on ramenait un ami temporaire… El Kebch (le mouton) ! Rien qu’en fermant les yeux, on peut entendre les bêlements des moutons d’El houma, comme s’ils discutaient entre eux, la veille de l’Aïd ! L’enthousiasme que cet animal nous procurait était immense !

Vu que la fête du sacrifice arrive à grand pas, pourquoi ne pas parler des origines de cette fête tant attendue et nous remémorer la fameuse histoire de notre prophète Ibrahim et de son fils Ismaïl (que la paix soit sur eux) ?

Remontons le temps, et découvrons ensemble l’origine de ce jour sacré …

Que signifie réellement cette fête ?

En opposition à « la petite fête » qui est Aïd el Fitr, Aïd el Adha signifie « la grande fête » ou bien « la fête du sacrifice », et plus familièrement « El Aïd el Kabir ».

Elle a lieu le 10e du mois de Dhou Al-Hijja, le dernier mois du calendrier musulman et marque chaque année la fin du Hajj. Cet événement célèbre la force de la foi Ibrahim (QLPSSL).

Rites et rituels de la fête

Petits et grands s’ornent de leurs plus beaux habits, ces derniers se rassemblent tôt le matin dans les lieux de prière afin d’effectuer « Salat El Aïd ».

Par la suite, ceux qui en ont les moyens égorgent ou font abattre par un sacrificateur leur animal – plus communément un mouton – dont la viande sera partagée avec les plus démunis, c’est une fête de partage après tout !

Petites choses à savoir concernant ce jour : 

  • On a un mérite lorsqu’on va à la mosquée à pied et en empruntant un autre chemin pour rentrer;
  • Il n’y a pas de Adhan (Appel à la prière) pour la prière de l’Aïd;
  • Il est méritoire d’écouter le sermon (El Khotba) après la prière, mais pour celui qui part, ce n’est pas bien grave;
  • Le but est de rassembler le plus de gens à la mosquée (quoique vu la crise sanitaire, ça ne sera malheureusement pas possible);
  • Il est conseillé de profiter au max de cette journée et être avec les êtres aimés car après tout, ces moments sont inestimables 

Finalement, qu’est ce que nous commémorons ? 

Cette occasion commémore la servitude du prophète Ibrahim (QLPSSL) à dieu afin de prouver sa foi. Pour ce qui est de la légendaire histoire, elle se déroula comme suit : 

Ibrahim, qui vivait à la Mecque, fît un rêve étrange : il se voyait entrain de sacrifier son fils Ismaïl (QLPSSL). Ismaïl était encore jeune mais son père décida quand même de lui raconter ce qu’il a vu dans son sommeil. C’était un enfant courageux et avait une telle confiance en dieu qu’il dit à son père d’exécuter ce qu’il a été ordonné de faire; le garçon comprit que c’était un ordre de son seigneur car les rêves des prophètes sont toujours véridiques.

Triste, néanmoins serviteur dévoué, Ibrahim emmena son fils dans une vallée appelée « MINA » (près de la Mecque) pour faire ce qui devait être fait. Il plaça doucement son fils sur le sol, dît la Basmala et approcha le couteau aiguisé de la gorge d’Ismaïl.

Cependant, Allah, voyant que ses deux serviteurs lui avaient finalement obéi, envoya l’ange Jibril (paix de dieu sur lui) pour arrêter le sacrifice et remplacer le fils par un bélier (provenant du paradis) ; un cadeau pour ces deux prophètes qui sont allés jusqu’au bout de leur mission sans douter de leur seigneur. Et depuis, les musulmans du monde entier célèbrent chaque année ce jour là, et c’est ainsi qu’est né Aïd El Adha.

Cette histoire nous montre qu’il faut parfois savoir renoncer à ce que nous aimons car une chose bien plus belle nous attend au détour.

Pour les mélomanes, Abdelkrim Dali a pensé à vous !

Noor Ghizlène Benkalfat

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