Visant à révolutionner le processus d’embauche, le président Donald J.Trump avait, il y a deux semaines, signé pour une réforme dont le but serait de remplacer le recrutement classique basé sur le critère du diplôme universitaire par une recrutement basé sur les compétences. Alors qu’en est-il du système de recrutement en Algérie ? Où en sommes-nous ?

Diplômés mais en chômage :

Selon les estimations du fond monétaire international, le taux de chômage en Algérie est de 15,04% en 2020, et devrait augmenter fortement en 2022, en atteignant les 15,78%. Verdict, plusieurs étudiants se retrouveront sans emploi, vers la fin du cursus universitaire ou avec un travail qui n’a absolument rien avoir avec le domaine de leurs études supérieures. Un fait qui pousse à poser deux questions majeures concernant le diplôme universitaire : a-t-il de la valeur? Pourquoi n’arrive-t-on pas à trouver du travail avec ?

Plusieurs facteurs à prendre en considération :  l’instabilité du marché du travail, la proportionnalité inverse entre le nombre de poste de travail valables et celui des personnes diplômées, l’absence totale de postes de travail pour certaines spécialités, la bureaucratie et la corruption.

Compétences professionnelles :

Avec l’apparition des nouvelles plateformes de recrutement telles qu’Emploitic, l’avancée technologique, ainsi que l’apparition du concept de l’intelligence émotionnelle et sociale dans le monde professionnel, considérés comme piliers de la réussite professionnelle selon les experts, la politique de recrutement devrait être mise à jour, alors de quelles compétences professionnelles s’agirait-il ?

Les compétences douces : 

Il s’agit des compétences humaines, sociales et comportementales, elles sont innées ou acquises, dont : la capacité à communiquer, à négocier, à résoudre des problèmes, faire preuve de créativité, d’empathie, de motivation et d’agilité. La plupart des clubs universitaires proposent des ateliers afin de stimuler ce type de compétences chez les étudiants, les préparant ainsi à ce qui pourrait être le futur de l’embauche, basé beaucoup plus sur ces compétences que sur le diplôme en question.

Autre option à choisir serait de contacter les différents Hub et espaces de coworking, qui proposent également ce genre d’ateliers, tels que : Sylabs, La bulle space sur Alger, Niwa coworking space à Oran, Knowlab coworking space à Médéa, firstep coworking space à Blida, Learn IN space à Djelfa, Grin Minds à Constantine.

 Les compétences techniques : 

Ce sont les compétences pratiques et démontrables qu’on acquiert par formation, c’est l’expertise technique, tels que : la maîtrise de langues étrangères, des logiciels informatiques et les langages de programmation.

Sommes- nous prêts à franchir le cap ?

Opter pour un recrutement axé sur les compétences professionnelles, de la part des différents recruteurs algériens serait synonyme d’inclusion. Ainsi, en se basant sur le talent des sujets recrutés, cela donnera l’opportunité aux personnes qualifiées d’optimiser leur performance professionnelle ainsi que celle des différentes entreprises, tout en assurant un processus de recrutement équitable.

«  Il ne s’agit pas de quotient intellectuel, de diplômes ou d’expertises techniques, mais d’améliorer nos compétences personnelles et sociales dans le cadre du travail, pour nous permettre de nous épanouir pleinement dans notre vie professionnelle. » 

Daniel Goleman, Docteur  et enseignant en psychologie à Harvard et ancien journaliste au New York Times.

Yamina Hamidi

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