Un miracle ! C’est ce que présument en tous cas les équipes scientifiques chargées des missions de recherches, en Algérie. Manquant à l’appel depuis une décennie entière, voilà que le guépard saharien refait une autre entrée en scène pour le moins inattendu. En effet, le félin avait été repéré durant deux observations : fin Mars et début Avril 2020, à 2000 Km, au sud d’Alger dans le parc culturel de l’Ahaggar (Tamanrasset).

Que ce qu’un guépard saharien ?

C’est une sous-espèce du guépard commun (Acinonyxjubatus), mais également un mammifère de la famille des félidés vivant endémiquement dans le désert du Sahara. Découvert au tout début du XXe siècle par l’allemand Max Hilzheimer (1913), le guépard d’Afrique du Nord-Ouest est un animal caractéristiquement timide, rare et par-dessus tout « pâle ». Il se différencie des guépards des savanes principalement, par des taches plus espacées entre elles. En Algérie, sa proie privilégiée est la gazelle dorcas (Gazella dorcas).

Contexte de la découverte

Durant cette période sombre et chaotique que traverse le monde actuellement, un signe de vie déterminant pour l’écosystème local et planétaire réapparaît de nouveau dans le désert Algérien. Il s’agit de l’ (Acinonyx jubatus hecki) appelé localement « Amayas ». L’animal observé par l’œil de la caméra se trouvait précisément sur le plateau volcanique de l’Atakor, à 3 000 m d’altitude du massif montagneux, au cœur même du parc de l’Ahaggar, le deuxième plus grand parc national du pays. Cette redécouverte est venu suite à de multitudes tentatives d’identification, car se projet a mobilisé « une cinquantaine d’agents de l’office national du parc culturel de l’Ahaggar (ONPCA) de différentes spécialités pendant 120 jours et 40 caméras fonctionnant en continu générant ainsi une nouvelle banque de données de plus de 230 000 photos qui sont à l’étude » d’après la déclaration du directeur du Projet Parcs Culturels Algériens (PPCA), Mr Salah Amokrane.

Le guépard saharien en voie de disparition !

Classé comme espèce vulnérable (VU) sur la Liste Rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le guépard saharien fait actuellement l’objet de diverses tentatives de protection.

Assurément, Le nombre de ces carnassiers est estimé approximativement à 200 individus répartis sur différents pays d’Afrique du nord. Les principales menaces pesant sur les populations des animaux en question sont liées à plusieurs facteurs plus ou moins importants :

  • La perte et la fragmentation de l’habitat.
  • Les conflits hommes-carnivores.
  • La réduction du nombre de proies.
  • La petite taille des populations.
  • La chasse pour le commerce d’animaux vivants et autres usages.
  • Le piégeage accidentel.
  • Les accidents de la route.
  • Les maladies infectieuses.

En somme, le second retour du  majestueux guépard saharien après une tardive absence est synonyme de lueur d’espoir pour l’Algérie, sa population locale, son écosystème, pour la communauté scientifique et pour le devenir de la planète bleue. Parallèlement, sa potentielle disparition ne tiens qu’à un fil ! Il est donc crucial de s’occuper de cette problématique urgente. Voilà pourquoi il est impératif que les populations locales convergent toutes leurs forces avec les différents organismes afin d’y remédier.

YANN

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