l’Algérie a honoré sa dette envers des résistants à l’occupation française.

L’avion militaire C-130 transportant les restes mortuaires des 24 résistants algériens à la colonisation française, escorté par des avions de chasses, en provenance de France, a atterri en ce début d’après-midi à l’aéroport Houari Boumediene.

Le président de la République, chef Suprême des Forces Armées, ministre de la Défense nationale, M. Abdelmadjid Tebboune a présidé la cérémonie d’accueil des cercueils, en présence de hauts cadres de l’état dont le président du Conseil de la Nation par intérim, Salah Goudjil, le président de l’Assemblée populaire nationale, Slimane Chenine, le Premier ministre Abdelaziz Djerad, le chef d’état-major de l’ANP, le Général-major, Saîd Changriha, le Général d’armée, Commandant de la Garde républicaine Ali Ben Ali, ainsi que des membres du gouvernement.

Privé depuis plus de 170 ans du droit naturel et humain d’être inhumés, les restes mortuaire rapatriés sont ceux de Cherif Boubegla, Cheikh Ahmed Bouziane, Chef de l’insurrection de Zaatcha, Cherif Bou Amar Ben Kedida, Si Mokhtar Ben Kouider Al-Titraoui et da’autres de leurs frères, dont un jeune résistant d’à peine 18 ans de la tribu de Beni Menasser, nommé Mohamed Ben Hadj.

Le mérite du rapatriement des restes mortuaires des résistants algériens entreposés depuis des décennies dans un musée français revient moins aux hommes politiques qu’à deux académiciens algériens. L’un, le chercheur algérien en histoire et anthropologie Ali-Farid Belkadi, pour les avoir découverts dans le cadre d’un travail de recherche en mars 2011 ; l’autre, l’écrivain et physicien Brahim Senouci, pour avoir lancé une pétition réclamant leur restitution en l’Algérie.

L’Algérie a accordé un intérêt particulier au dossier de restitution des restes et crânes des martyrs de la Résistance populaire contre le colonialisme français en vertu des dispositions de la constitution et en application des dispositions de la loi 99-07 du 5 avril 1999, relative au moudjahid et au chahid, notamment l’article 54 qui « interdit de céder, sous quelque forme que ce soit, les parties du patrimoines historique et culturel ».

La restitution des crânes de ces résistants avait fait l’objet d’une demande officielle de l’Algérie à la France et la question avait été soulevée lors d’entretiens entre les plus hautes autorités des deux pays.

Une commission technique composée d’experts algériens avait été mise en place pour procéder à l’identification des crânes de ces résistants algériens.

La nation rendra hommage à ces dirigeants et membres des résistances populaires à l’agression coloniale française par leur inhumation solennelle en Algérie, leur terre natale pour laquelle ils ont donné leur vie.

SONIA.HA

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