Nous allons, dans cet article, nous atteler à la décortication du terme « racisme » ou « racisme par rapport aux personnes noires ».

Qu’est-ce que le « racisme noir » dans la vie quotidienne ?

En langage courant, le « racisme » est de classer la couleur de peau comme déterminant principal de la valeur qualitative d’un individu, mais le terme en lui-même a-t-il vraiment une valeur ? C’est ce que nous allons voir.

Etymologie 

le mot « race-isme » : vient de confixation de race, qui est l’origine ethnique des ancêtres d’un individu, et du suffixe isme qui colle une opinion (ou une attitude en contexte) au mot.

Ex : Communisme = idéologie communiste.

Voyez-vous cependant le conflit qui se joue entre le mot et son usage dans le corps social ?

L’origine d’un individu n’est pas définie par sa couleur de peau, surtout que celle-ci change avec le temps ; ce serait donc très peu pratique de déterminer sa race ainsi. Les individus de couleur sombre existent partout dans le monde et cela a été le cas depuis la nuit des temps. (Le Neandertal, l’un des premiers hommes, était sombre de peau).

La mélanine, un trésor qui s’ignore

Le fait qu’ils soient, aujourd’hui, majoritairement localisés en Afrique centrale ne fait pas de leur couleur un indicateur d’ethnicité mais une favorisation naturelle en rapport au climat dans lequel ils vivent. La chaleur et l’humidité de l’Afrique centrale est atténuée sur les peaux à forte concentration en mélanine, qui est la substance rendant la peau plus sombre. La peau sombre protège mieux contre les rayons ultraviolets du soleil aride et perçant des régions dégagées. La seule séparation qu’il y a entre les personnes dites blanches et celles dites noires et donc le taux de mélanine dans la peau, qui lui-même est génétique et variable comme déjà abordé.

De ce fait, parler de « race » en se basant uniquement sur la couleur de peau est donc une aberration scientifique.

Esclavagisme

Les colonisateurs, à savoir les Français, les Espagnoles, les Portugais, les Danois et les Anglais, ont importé une importante cargaison d’africains dans leurs bateaux en direction du continent américain (le mot clé ici étant africain, pas noir). Les colonisateurs avaient pour but de conquérir les Amériques, à savoir l’Amérique du nord et l’Amérique Latine, pour but de tirer profit des terres fertiles qui recelaient de matières premières tel que le sucre, le tabac, le coton et le cacao ; mais aussi de s’enrichir sur le dos des indigènes rendus à l’état d’esclaves.

Plutôt une question d’argent …

Ayant constaté que la stratégie d’assujettissement des habitants colonisés avait échoué, ils durent donc faire recours à l’importation d’africains d’un endroit stratégique d’Atlantique, l’Afrique de l’ouest, qui était la zone la plus proche en bateaux à contrario de continents plus éloignés et peu favoris tels que l’Asie ou l’Australie. Et il se trouve que ces individus qu’ils ont abordés étaient noirs de peau. Les colonisateurs avaient pour unique objectif l’argent par l’esclavagisme à travers un rapport de domination, de peur et de torture ; ironiquement, ce n’était pas la discrimination ni le « racisme » qui les avait motivés à exploiter les africains mais leur soif d’argent et leur manque cruel d’humanité.

Ayant constaté que la stratégie d’assujettissement des habitants colonisés avait échoué, ils durent donc faire recours à l’importation d’africains d’un endroit stratégique d’Atlantique, l’Afrique de l’ouest, qui était la zone la plus proche en bateaux à contrario de continents plus éloignés et peu favoris tels que l’Asie ou l’Australie. Et il se trouve que ces individus qu’ils ont abordés étaient noirs de peau. Les colonisateurs avaient pour unique objectif l’argent par l’esclavagisme à travers un rapport de domination, de peur et de torture ; ironiquement, ce n’était pas la discrimination ni le « racisme » qui les avait motivés à exploiter les africains mais leur soif d’argent et leur manque cruel d’humanité.

Ou une malchance ?

Les stigmas autour de l’esclavage persistent toujours au XXIe siècle où le sujet demeure tabou et séquestré, mais un tabou n’existe plus une fois expliqué et simplifié. Toute personne exerçant un rapport de pression, de force, d’autorité et d’oppression sur une autre peut d’ores et déjà l’exploiter comme un pantin pour ses propres fins, et ici la malchance était tombée sur les noirs africains, elle aurait pu tomber sur n’importe qui comme ce fut le cas pour le peuple incas, exploité et torturé par les colonisateurs européens sur leur propre terre, etc. Remarque-t-on un lien de race qui les unie ? Non ? La raison est parce qu’il n’y en a pas. Donc, question naïve, où est le « racisme » ?

Violence verbale et physique 

Ici, un point commun est partagé avec l’homophobie qui est la peur, la peur des minoritaires ou la peur du différent, s’exacerbant sous forme de comportement violent pour les plus faibles d’esprit, et les cas de discrimination pour raison de peur sont communes en Algérie, comme partout ailleurs.

Education 

Un élément clé à aborder est aussi l’éducation de l’individu. L’humain n’est pas né discriminatoire ou ségrégant. Pendant de longues années (avant l’âge adulte), il est seulement conditionné à s’adapter à son environnement. Lorsque son environnement est à tendance cloisonnée de l’influence extérieure, l’humain aura en rapport de conséquence lui-même tendance à voir toute présence étrangère comme une curiosité.

Le mythe que les blancs rient des noirs est tout simplement absurde. Les noirs rient des blancs, les noirs rient des asiatiques, et vice versa. Dans les communautés fermées, le phénomène de fascination est commun et normal pour un humain curieux de nature. Je m’adresse ici-bas à la personne pointée du doigt, moquée ou charriée pour essayer tant bien que mal de la convaincre que ces enfantillages ne sont pas de mauvaise foi, qu’ils ne sont pas gangrenés par la haine ou la violence, que la vaste majorité de ces phénomènes sociologiques est perpétrée par des enfants souvent cloisonnés et, faute d’omission des parents, non éduqués sur certaines bases, et qu’enfin il faut connaître son environnement avant de s’y aventurer.

Les Hate Crimes 

Commis contre les noirs, sont encore une fois des crimes. Le KKK est une secte d’individus suprématistes qui a dérivé l’esclavage des noirs en une sorte de théorie qui stipule que les personnes sombres de peau sont des sous-hommes qui méritent leur place en tant qu’esclave. Ici, le rapport de domination est si puissant que l’adhérant KKK ne tolère pas qu’un être humain qu’il considère comme de par bien des égards son inférieur, son soumis, puisse mener une vie normale, ordinaire, tel son égal. Le KKK est connu pour tenir ses discours haineux contre les personnes homosexuelles et les personnes musulmanes et juives. Sachant que la haine est inclusive à toutes les minorités et également dans le fil de la première partie, les criminels sont des criminels avant d’être racistes. La subjectivité et l’opinion deviennent impertinentes et la punition par la loi reste la seule option. Le meurtre est, autant légalement que religieusement, l’acte le plus grave que nous puissions commettre en société.

Tous pareils, mais tous différents

Encore une fois, le « racisme » s’efface pour laisser place à des mécanismes construits à partir de raisonnements complexes, voire défectueux (pour sortir du palier de la science). Séparer le monde en racistes ou non racistes est étymologiquement, scientifiquement et logiquement erroné. Favoriser une race ou une ethnicité, ou même une couleur de peau par rapport à l’autre relève de la liberté d’opinion de chacun, sans enfreindre le droit fondamental de l’individu concerné à être respecté. Ex : Imene estime que les blancs sont supérieurs aux noirs et Imene a un ami noir qu’elle aime beaucoup. Zéro contradiction dans cet exemple qui pourrait être porteur de fruits mûrs et d’un respect terre à terre, mutuel et égal si compris dans son essence. Toutes les vies de toutes les couleurs ont la même importance égale. (Evidemment, cet exemple assez explicite montre aussi que parfois, l’opinion elle-même est à remettre en question pour peu qu’on ait acquis de l’expérience, et je suis de ceux qui ne favorisent pas la formation d’une opinion sur tout et n’importe quoi. Certaines choses sont statiques, d’autres sont des faits absolus, etc.).

Le fait de favoriser ou défavoriser un humain d’un autre en se basant sur son histoire ou sur ses fardeaux du passé serait lourdement injuste car nos ancêtres ont tous une histoire, et les africains ont la leur, une histoire qui ne commence ni ne s’arrête par l’esclavagisme ou la discrimination, une histoire parsemée de traditions, de rituels, d’anecdotes, de prouesses, des découvertes et d’erreurs, comme c’est le cas pour environ 100% de nos ancêtres.

Clôturons cet article par des paroles du Dr Maya Angelou, Poète, écrivaine et militante pour les droits du citoyen :

« Nous ne devons pas tomber dans le piège d’être catégorisés en tant que sous-humains ou surhumains, d’être Le Martin Luther King Jr ou le voyou dans la rue. Nous sommes des êtres humains avec des gestes humains et des réactions humaines. Nous avons été aussi bons que n’importe quel humain blanc, et nous avons été aussi mauvais que n’importe quel humain blanc sur cette terre. Pour le reste, c’est à vous de décider quelle est la définition de bon et mauvais. »

Mehdi MFD

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