Le coma demeure un phénomène mystérieux qui intrigue bon nombre de personnes.

Le mot « coma » vient du Grec « Kôma » qui signifie « profond sommeil ».

Cet état se caractérise par une abolition de la conscience, de la sensibilité et de la vigilance alors que les fonctions dites « végétatives » (comme les battements du cœur, le maintien de la température du corps à 37 ° et la respiration) sont préservées.

Il est impossible de réveiller la personne et ses réponses à des stimulations sont mal adaptées ou complètement absentes.

Les types de Comas

Traumatismes, intoxications, troubles métaboliques, tumeurs cérébrales ou encore accidents vasculaires cérébraux, les causes d’un coma sont diverses et variées ; on cite les comas les plus connus :

Le coma artificiel:

Provoqué par des sédatifs tels que le midazolam ou le propofol, ce coma met le patient en état de perte de conscience afin de lui éviter de souffrir.

Les médecins y ont recours dans le cas de rupture d’anévrisme ou d’arrêt cardiaque, le cerveau est mis au repos.

Vu qu’il est provoqué volontairement, ils peuvent mieux le contrôler.

Le coma éthylique:

Le coma éthylique

Dû à une très forte consommation d’alcool, ce coma nécessite une prise en charge rapide !

Le taux d’alcoolémie menant au coma éthylique varie en fonction de plusieurs paramètres tels que le poids, la quantité de masse graisseuse, l’alimentation ; l’accoutumance à l’alcool et la vitesse de consommation de l’alcool.

Le coma diabétique:

Le coma diabétique

C’est un état dangereux qui peut mener à l’inconscience et même à la mort.

Le coma diabétique peut affecter 2% à 15% de tous les diabétiques au moins une fois dans leur vie et la condition qui entraîne le plus couramment le coma est l’hypoglycémie sévère ou sucre de sang inférieur.

Le coma hydraulique (hydrique):

Le coma hydraulique (hydrique)

Ce coma est causé par une consommation excessive d’eau en un laps de temps très court.

Ce type est rare mais peut être très conséquent.

L’échelle de Glasgow

C’est le baromètre de l’état de conscience du malade, le score final s’accorde au niveau de gravité du coma.

C’est également un outil qui a pour but d’aider les médecins à définir une stratégie dans l’optique du maintien des fonctions vitales.

Ce dernier va de 3 (coma profond) à 15 (personne parfaitement consciente) et repose sur la somme de la cotation de trois critères notés de 1 à 5 :

Réponse verbale 

Orientée = 5 points. / Confuse = 4 points. / Inappropriée= 3 points.

Incompréhensible= 2 points. / Absente= 1 point.

Ouverture des yeux 

Spontanée= 4 points. / Au bruit= 3 points.

A la douleur= 2 points. / Absente= 1 point.

Réponse motrice 

Obéit= 6 points. / Adaptée= 5 points. / Orientée= 4 points.

 Réflexe de flexion= 3 points. / Réflexe d’extension= 2 points. / Absente= 1 point.

Un score de 15 se réfère donc à une conscience normale, et un inférieur à 8 correspond à un coma.

Les différents stades

Il est difficile de classer les stades de comas, néanmoins il est intéressant de les connaître !

Stade I 

Appelé « coma vigil » ou « stade de l’obnubilation »,  le patient est capable de réagir à des stimulations répétées (verbales, sensorielles), notamment aux stimuli douloureux.

Stade II 

Qualifié de coma « léger » ou « moyen », le patient n’est plus en éveil (communication impossible), et la réponse qu’il donne à un stimulus douloureux est proche d’un simple réflexe.

Stade III 

également appelé « coma profond », ou « coma carus », il n’y a plus de réaction aux stimulations extérieures, y compris aux stimuli douloureux. Des troubles des fonctions végétatives (que sont la respiration, la circulation, les sécrétions glandulaires, la digestion, la thermorégulation) apparaissent à ce stade.

Stade IV 

Il est associé à l’expression de « coma dépassé » et à l’état de mort cérébrale. Le cerveau est détruit. L’organisme ne pas de réponse aux stimulations, et les fonctions végétatives ne peuvent être maintenues qu’artificiellement ; il est expressément difficile pour les proches du patient d’accepter sa mort car malgré le fait qu’il ait l’air de respirer normalement, son cerveau ne fonctionne plus.

Témoignage poignant après un coma artificiel (@douzefevrier)

Témoignage poignant après un coma artificiel

Le coma artificiel c’est ce sommeil et ce monde parallèle dans lequel j’ai été plongée pendant trois mois. Trois mois, qui sont passés comme une semaine, mais qui n’ont en rien enlevé mes délires, ma douleur, mon impuissance et mon attente.

Mes délires ; ces longs rêves interminables où l’on vit et l’on ressent tout.
Comme une deuxième vie, comme si je ne dormais jamais.
Aller jusqu’à imaginer que ma maman a eu un quatrième enfant, que son cheval est dans notre jardin, que je suis bel et bien au lycée entrain d’étudier.

Dit comme ça, ça parait tout beau, tout rose mais en réalité… Je suis là, allongée, shootée, dans l’impossibilité de me réveiller comme pendant un mauvais rêve, comme obligée de vivre ce que les médicaments m’imposent. Ces délires qui font qu’une fois réveillée, je n’arrivais plus à dissocier le rêve de la réalité, comme déconnectée.

Ma douleur ; ma grande douleur. Les infirmières m’endorment pour ne pas souffrir, mais je suis là, je vis et je ressens. Je ressens la chaleur de mes brûlures et les brûlures de ma lourde fièvre. Bandée de la tête aux pieds, j’ai chaud et j’ai soif aussi. Je suis là, oui, compressée par ses pansements imposants, allongée, sans même pouvoir bouger.
Mon impuissance. C’est bien le pire dans tout ça.

L’impuissance de pouvoir parler à ma famille que j’entends, l’impuissance de pouvoir ouvrir les yeux tellement mes paupières sont lourdes.L’impuissance putain, l’impuissance de pouvoir leur dire que je dors en apparence mais que je suis là.
Celle de les entendre partir de ma chambre d’hôpital et de ne pas pouvoir les retenir. Ou encore celle de les entendre pleurer et de ne pas pouvoir les réconforter.

L’attente. Une longue attente, celle qu’enfin on arrête de m’injecter ces produits, cette drogue pure. L’attente qu’on arrête de m’obliger à dormir,
l’attente de pouvoir parler, boire, manger.
L’attente de me réveiller définitivement de ce cauchemar qu’est le coma artificiel. .

Le coma reste sans conteste l’un des phénomènes les plus passionnants du domaine médical, en regard du fait qu’il reste bien énigmatique.

On espère que cet article vous aura éclairé un peu plus sur le sujet !

Ghizlène

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