Dans un univers harmonieux et équilibré, les femmes seraient toutes unies et se soutiendraient mutuellement. La sororité serait notre déesse divine et la solidarité notre philosophie féminine. Seulement la réalité nous rattrape vite car la jalousie, la haine et la compétition maladive détruisent cet idéal imaginaire.

Le « Girl-on-Girl Hate »:

Elle s’habille comme un garçon celle-là !  Elle fait pitié avec ses cheveux… Franchement, pourquoi elle ne s’épile pas ? Faudrait qu’elle fasse plus de sport, quand même !

Des phrases que l’on a toutes chuchoté d’une oreille à une autre. Réflexion qui nous a traversé l’esprit au moins une fois (même sans le vouloir). Critiques morales entre copines, camarades ou collègues de bureau. Le phénomène du « Girl-on-Girl Hate » est bien présent ! Mais pourquoi une femme se sentirait menacée par une autre ? Pourquoi la jalousie et l’envie de se comparer sont omniprésentes ? 

Pour répondre à ces questions il nous faut creuser un peu plus profondément !

Pendant longtemps les femmes ne pouvaient acquérir une place noble qu’à travers le mariage. Afin d’être l’heureuse élue, il fallait être plus belle que les autres.La femme avait une crainte maladive que son homme soit pris par une autre plus jeune plus belle… 

Des critères de beauté ont été imposés à la femme par la société et l’histoire. Ce qui nous amène à nous dire qu’au fond, la jalousie féminine n’existe pas ! C’est l’entourage et ses notions imposés qui exigent cette loi de femme plus valable qu’une autre …

Comprendre la psychologie féminine:

Selon une étude psychologique faite par le Dr. Seth Meyers, dont le but était de savoir pourquoi les femmes se critiquaient autant.Il a pu constater qu’elles étaient plus sensibles à l’exclusion sociale que les hommes:« J’ai pu remarquer que la majorité des critiques féminines venaient du faite que les femmes ne se sentaient pas à la hauteur d’un environnement qu’elles jugeaient trop parfait pour elles ».

On parle donc de dévalorisation et de manque de confiance en soi. Un point important qui pourrait justifier la haine entre femmes. Si on donne à une femme la possibilité de s’exprimer, d’être libre et de partager son talent sans prêter attention à son physique, elle s’épanouirait et ne laisserait pas de place à la rivalité. Elle subirait la jalousie certes, mais sans entrer en compétition avec une autre.

Sur le lieu de travail : 

Le manque de femmes employées dans des professions de haut niveau suscite une concurrence accrue ce qui peut donner lieu au harcèlement moral pour acquérir le meilleur poste. On parlera donc de rivalité entre personnes minoritaires c’est-à-dire qu’en haut de l’échelle, les places ne sont pas nombreuses et les élues sont rares. par conséquent, avant d’être les concurrentes des hommes, les femmes sont placées en rivalité entre elles en tant que minorité.

La nécessité de plaire aux hommes dominants : 

Les femmes se placent en concurrence les unes avec les autres pour avoir l’attention et l’approbation des hommes. Au travail, il n’est pas rare de croiser des femmes qui adoptent les mêmes codes sexistes et dévalorisent à leur tour les autres femmes pour se rapprocher de ceux qui ont le pouvoir.

Les réseaux sociaux beaucoup trop toxiques :

Instagram et compagnie nous obligent constamment à nous juger et à nous remettre en question. On passe notre temps à visiter les profils de personnes qu’on trouve plus belles, plus intelligentes, plus créatives ou plus sportives … Mais pourquoi fait-on cela ?  Pourquoi suit-on des gens sur les réseaux alors que ça ne nous fait pas du bien ? Pourquoi lorsque j’ai vu cette magnifique femme sur internet, j’ai eu envie de me comparer à elle ?

Creeping: jauger la concurrence

Certains parlent de « creeping » : ou la tendance qu’ont les femmes de se suivre les unes les autres. Non parce qu’elles s’apprécient mais par rivalité. Soit pour égaler son idéal féminin ou pour jauger la concurrence. C’est donc une forme de peur inconsciente intériorisée qu’on aurait d’être supplanter par une autre femme dans le domaine professionnel ou personnel. 

Et le féminisme dans tout ça ?

Les féministes trouvent qu’une femme qui juge une autre femme n’est pas considérée comme féministe, car cela va à l’encontre de ce que le mot « féminisme » veut dire. 

La vidéaste et ambassadrice de bonne volonté mondiale de l’UNICEF Lilly Singh ; AKA « Superwoman » encourage la solidarité et le soutien entre femmes. Notamment par sa fondation « Girl Love » qui a pour mission de revoir ce que « être une fille » veut réellement dire. En incitant les femmes à se complimenter et à partager un peu d’amour sur internet par exemple. Elle parle aussi de l’importance des amitiés entre filles et de leurs impacts sur l’esprit et le moral. L’éducation représente aussi un point important ! Elle fait en sorte qu’un maximum de filles puisse aller à l’école au Kenya ou encore de sensibiliser contre la violence envers les filles en Inde.

Etre jalouse, ce n’est pas si grave : 

La jalousie peut finalement être une opportunité ; c’est ce que nous explique l’auteure et journaliste Lucile Quillet. Cette dernière nous invite à revoir nos préjugés sur la jalousie en expliquant que : « du moment qu’elle sert de moteur à votre carrière ; La jalousie n’est pas toujours une mauvaise chose ! ». Car la concurrence fait avancer les entreprises. Les femmes se comparent en cherchant à être meilleures. Il faut donc reconnaître en l’autre un rival, c’est-à-dire quelqu’un que vous estimez assez pour vous y mesurer. Le rival sera donc votre meilleur professeur et le reflet de ce qui vous manque. inspirez-vous de lui et progressez. Repérez ses atouts sans idéaliser sa vie.

                                                                           Graine Sabrina

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