Cette semaine, des signes annonciateurs de grandes perturbations de la campagne électorale, que le pouvoir compte organiser le 12 décembre prochain, ont été enregistrés à travers des villes du pays. Ces signes reflètent la mobilisation et la détermination de la population à faire aboutir ses revendications quant à l’instauration d’une république démocratique et civil et en finir avec les résidus d’un régime vieillissant en déphasage complet avec les aspirations populaires.

Dans la wilaya de Tizi Ouzou, deux hauts fonctionnaires de l’état et pas les moindres, à savoir la ministre de l’industrie et le wali, ont été chahutés et pourchassés par une population qui ne leurs reconnaît aucune légitimité. La première cité, en l’occurrence Mme Tamazirt, ministre de l’industrie, et malgré un dispositif de sécurité impressionnant, a dû raccourcir sa visite à l’usine electro-industrie d’Azazga face au refus des travailleurs de ce complexe de l’accueillir. Ils ont pour cela enclenché une grève et essayé de l’empêcher d’accéder à 

l’intérieur de l’usine. Quant au wali cette wilaya, il a été pourchassé par la population de Bouzeguene lors de sa visite au lieu du drame qui a fait un mort et trois blessés. En effet, les crues d’un oued ont emporté une voiture avec ses quatre passagers. C’est pour la deuxième année consécutive qu’un tel drame se produise au même endroit. Il est vrai que ce commis de l’état n’a pas bonne presse auprès des populations locales du fait de son passage à la tête de la wilaya de Ghardaia en 2015 qui a vu des confrontations entre les populations du rite malékite et celles du rite ibadite.

À Annaba, les habitants de cette coquette ville ont empêché la marche d’une poignée de gens favorables à l’élection présidentielle. Une trentaine de citoyens ont été embarqué par la police mais relâchés peu après et on enregistre plusieurs blessés par la faute de l’intervention musclée des services d’ordre. Quant au candidat de la mouvance islamiste, Bengrina,ce dernier est persona non grata à Tindouf. Cet ancien ministre de Bouteflika qui a fait de la lutte contre le célibat son cheval de bataille à été hué et chahuté lors de son meeting pré-électoral dans cette ville du sud. Des signes avant-coureurs d’une situation qui peut dégénérer à tout moment. 

MIB 

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