Un pays indépendant et insoumis, là où le peuple est libre de ses droits et de ses envies symbolisait le rêve algérien. Un rêve qui autrefois paraissait inatteignable voir abracadabrant mais qui devint réel.

C’est l’histoire d’une longue lutte voleuse de jeunesse ; d’un combat mené par des hommes vaillants mais aussi de féroces guerrières algériennes. Ensemble, ils formèrent ce qu’on appelle la résistance.

L’algérienne des années cinquante : 

Une femme à la fois méditerranéenne, berbère, musulmane et colonisée. Elle subit la misère, la répression et l’humiliation, la plupart d’entre elles travaillaient dès l’âge de 16 ans dans des secteurs ne nécessitant pas de qualifications professionnelles. 4.5 % seulement savaient lire et écrire, laissant ainsi l’image de la femme moderne à l’européenne notamment française, jusqu’à ce que la guerre éclate.

L’espoir ressurgi tel un phénix de ses cendres, la tigresse arabe redouble de courage et s’oppose à son envahisseur français. 10 949 femmes décidées à éradiquer un colonialisme resté trop longtemps et se sont engagées en tant que combattantes et militantes dans l’Armé de la Libération Nationale, notamment Nassima Hablal héroïne d’un documentaire intitulé « 10 949 femmes » réalisé par Nassima Guessoum en 2015.

Les maquisardes :

De très jeunes femmes pour la plupart, voir même des adolescentes ayant délaissé le mode de vie traditionnel pour affronter la mort en face. Elles s’adaptent donc au quotidien rude et cruel des maquis avec ses marches interminables et ses privations, la faim et le froid sont au rendez-vous. Puis viennent les moments brefs et terrifiants de batailles et de violence où la vie semble ne plus tenir qu’à un fil.

Leurs fonctions étaient multiples, la plupart d’entre elles étaient chargées de cuisine ou d’organisation des provisions. Les autres s’appelaient « les citadines », elles se nommaient ainsi car elles avaient ôté leur voile pour paraître plus françaises et mieux s’infiltrer en ville durant les missions en zone urbaine .C’était aussi des agents de liaisons et des transporteuses de lettres.

Les fonctions infirmières, d’aides-soignantes ou de lycéennes étaient tout aussi importantes. Diplômées et recrutées dans le secteur sanitaire, le recrutement des infirmières était donc indispensable pour les maquis. Quant aux lycéennes, elles effectuaient un contrôle complet de la situation selon les termes de leur ordre de mission.

Les maquisardes étaient aussi en contact avec une population rurale féminine analphabète pauvre et misérable, elles tentaient donc de les aider et d’améliorer les conditions dans lesquelles elles vivaient.

Les poseuses de bombes : 

Appelées aussi « les fidayate » qui constituaient une minorité de militantes (environ 2%), elles formaient « le réseau bombe », les plus courageuses d’entre toutes, voire les plus audacieuses, elles participaient directement aux actions armées en transportant des armes ou en posant des bombes. Elles étaient habillées tantôt de voiles enveloppants du hayek algérien qui servait de dissimulation, tantôt ce rôle était dévolu au sac de plage, d’accortes minettes à l’allure européenne, déstabilisatrices de la vigilance des soldats français.

En janvier 1957, leur rôle fut crucial durant la bataille d’Alger, à cause de la vague d’arrestations des militants désormais immobilisés et captifs, ce sont donc les jeunes militantes qui prennent la relève et affrontent sans la moindre hésitation leur ennemi.

Les résistantes anonymes : 

Réparties dans tout le territoire algérien, des campagnardes pour la plus part adultes, elles étaient donc des épouses, des mères et des femmes au foyer. 

Leurs taches étaient diverses : agents de liaisons, collecteurs de fonds et d’objets… Cependant l’hébergement clandestin des maquisards blessés et le ravitaillement des militants étaient leur véritable mission. Une tache des plus ardues.

Elles ouvraient donc leurs portes à un militant qui autrefois était étranger mais qui avec le temps devint membre de la famille; révélant ainsi la profondeur de leurs engagement envers la cause algérienne. 

Les noms les plus emblématiques : 

                                                                                      Graine Sabrina

Photo : https://tipaza.typepad.fr/mon_weblog/2018/07/djamila-bouhired.html

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