Mercredi dernier, l’Algérie a connu une vague de perturbations du réseau internet fixe lié à Algérie Télécom, ainsi que les réseaux mobiles Djezzy, Ooredoo et Mobilis. Et ce n’est pas la première, ni la dernière perturbation de ce genre à se produire. Selon les statistiques mensuelles du site Speedtest, l’Algérie est classée 174 mondialement sur 176 pays, en terme de connexion internet, elle ferait donc partie des trois pires connexions internet dans le monde.

Pourquoi un réseau internet aussi insuffisant ?

Avec la digitalisation de presque tous les secteurs, l’apparition du marketing digital et la vente en ligne; de nouveaux emplois qui utilisent exclusivement internet sont apparus, tels que Community Manager, freelancer en rédaction web, web designer. Un mauvais réseau internet serait donc considéré comme un frein au développement numérique du pays, quelles en sont les principales causes de cette ADSL médiocre?

Absence de potentiel concurrent face à Algérie Télécom :

En effet, Algérie Télécom est le seul opérateur internet disponible en Algérie, l’absence de toute concurrence implique absence d’efforts et une qualité médiocre du service client  proposé. il y’a dans ce cas nulle besoin d’améliorer ses services afin de préserver sa clientèle.

Soucis Techniques  ou moyens insuffisants déployés par Algérie Télécom :

« Le serveur web, dit encore service informatique est essentiellement un programme informatique simple, exécuté sur une machine qui distribue la page Web à la demande du client. Ce dernier est supposé servir un nombre donné de clients, avec une formule de x fois 2 clients », nous explique Ouail.J, ingénieur en réseaux et systèmes distribués.

« Avec des serveurs instables, un flux montant limité à 1 mb/s, et un nombre croissant de clients à travers le pays, ceci n’est pas suffisant afin de travailler avec et assurer une expérience numérique efficace, mais seulement de surfer sur le web, et encore… », a ajouté Aymen.S, ingénieur en M.I.

Quelles sont les alternatives ?

Selon Lotfi.B, Ex Ingénieur chez Algérie Télécom: «  Signer des pétitions dans ce contexte, n’arrangera en aucun cas le problème, il s’agit d’une entreprise étatique, et la situation est bien plus profonde, et on ne peut en aucun cas se débarrasser d’Algérie Télécom car c’est la fondation du domaine télécommunication en Algérie, et il y en des entreprises comme celle-ci partout dans le monde. Le mieux serait convertir cette dernière en une entreprise à management infra-structural, afin de laisser place à d’autres compagnies et donc réguler le business en télécommunications et la vente des services internet. C’est le seul moyen efficace afin de construire une sphère de télécommunications fiable. Et pour se faire, il faut y remédier à l’échelle législative».

Yamina Hamidi

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