Après son premier roman, « Vivre deux en moi », paru il y a deux ans aux éditions Nombre 7, Khaled Boudaoui est revenu ces derniers jours pour nous offrir une nouvelle œuvre « Paria d’hier, notable d’aujourd’hui », dont les événements se passent dans l’Algérie de la décennie noire.

Qui est Khaled Boudaoui?

Khaled Boudaoui est un jeune algérien oranais de 40 ans, marié et père de deux enfants, sociologue de formation, journaliste dans la presse écrite de métier. Ancien arabophone chevronné, cet auteur ne connaissait de la langue de Molière que quelques notions. En 2012, il se découvre atteint d’un cancer, et cela va chambouler sa vie de fond en comble. « De ma vie, je n’ai jamais pensé écrire un jour un livre en français, car à la base, je suis arabophone. Le déclic, c’était mon cancer », a-t-il déclaré.

Khaled Boudaoui a su faire de sa maladie un moyen pour se transcender et puiser au fond de lui-même, un art affiné de l’écriture. Quand il découvre sa maladie, il ne se laisse pas emporter par l’abattement. Ayant plusieurs cordes à son arc, il touche à tout. Il participe à deux marathons de Paris pour pousser à bout ses capacités d’endurance, lance deux radio Youtube Wah-ray et Murdjadjo, fait de la télévision et aussi des recherches dans le patrimoine immatériel, à savoir les valeurs et les traditions. Soucieux de ce qu’il laissera derrière lui à ses enfants, il décide de mordre la vie à pleines dents.

Un roman sur la décennie noire:

L’auteur a à son actif deux romans : le premier « vivre en deux moi », paru l’an dernier chez Editions Nombre 7 en France, et le second, intitulé « Paria d’hier, notable d’aujourd’hui », paru le mois de juillet dernier et qui retrace la vie et le vécu de milliers de jeunes algériens représentés par le protagoniste Tayeb, personnage à la vie ô combien difficile ; une existence de misère, sous les insultes incessantes et les coups de plus en plus forts.

Ces raisons et bien d’autres ont amené les jeunes Algérien à s’aventurer dans un milieu qui leur donne l’image d’une vie au paradis et qui s’est révélé être un refuge de « terroristes », Khaled a vraiment su toucher un point très sensible et important de notre société, notamment un vécu réel et amer de celle-ci durant la décennie noire. Les raisons qui ont conduit des jeunes vers le terrorisme sont multiples, mais il existe toujours une goutte qui fait déborder le vase. Pour Tayeb, c’est un geste de défense qui vire à la tragédie et le pousse à trouver refuge chez les seuls capables de l’accepter : les terroristes. C’est ainsi que commence la nouvelle vie de Tayeb et de milliers d’autres Algériens dans son cas, faite de sang et de larmes. 

SONIA.HA

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