Vaccin expérimental contre le Coronavirus : deux essais cliniques produisent une réponse immunitaire.

Deux projets de vaccins contre le Covid-19, l’un chinois, l’autre britannique, ont prouvé leur efficacité pour les patients, en provoquant une réponse immunitaire conséquente, selon les résultats publiés aujourd’hui dans la revue médicale britannique The Lancet.

Qu’en est-il de ce vaccin ?

Essai clinique effectué à l’Université d’Oxford  (Royaume Uni):

L’un des laboratoires de l’Université d’Oxford travaille sur ce projet clinique en collaboration avec le géant pharmaceutique AstraZeneca, dont les chercheurs ont attribué le nom de ChAd 011 nCoV-19 (AZD1222) au vaccin expérimental. Ce dernier, est une combinaison du matériel génétique du Coronavirus et d’un adenovirus responsable d’infections chez les chimpanzés.

La phase primaire de l’essai clinique a été effectuée sur 1000 participants dont la tranche d’âge était comprise entre 18 et 55 ans, où le vaccin en question avait produit deux types de réponses immunitaires : la première consiste en la production des anti-corps par le billet des lymphocytes B, et l’autre par le billet des lymphocytes T (Killer), afin de combattre l’infection qui a duré deux mois.

Quels effets secondaires à signaler pour le moment ?

Selon les révélations du directeur de Jenner Institute de l’université d’Oxford, Adrian Hill au CNBC, les chercheurs ont estimé que le vaccin a été bien toléré de la part des participants quoiqu’ils ont présenté des signes de fatigue, des maux de tête, fièvre, et douleur au niveau de l’injection du vaccin.

Essai clinique effectué à Wuhan (Chine) : 

Ce second essai, quant à lui, effectué par un laboratoire de recherches à Wuhan, financé par CanSino Biologics, a produit une réponse immunitaire en terme d’anti-corps sur 500 participants.

Des résulats prometteurs ? 

« La forte réponse immunitaire au vaccin est synonyme de protection de l’organisme contre le Coronavirus. Le vaccin a réussi à provoquer deux types de réponses immunitaires, ce qui pourrait attaquer le virus en question, lorsqu’il circule dans la sang, tout en éliminant les cellules touchées par le virus. On espère qu’avec ces deux réponses, le système immunitaire pourra mémoriser le virus, ce qui permettra ainsi au vaccin de protéger l’organisme durant une longue période. »  

Adrian Hill, Directeur de Jenner Institute à l’université d’Oxford

Yamina Hamidi

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