Mohammed Dib est un écrivain Algérien de langue Française, né à Tlemcen le 21 Juillet 1920. Il a travaillé comme instituteur, interprète et même journaliste dans le «Grand Républicain».

Militant syndicaliste, engagé pour son pays et son écriture, Mohammed Dib a écrit  pour la lutte, pour la femme Algérienne, pour le patrimoine populaire, puis pour l’Algérie indépendante, pour un peuple assoiffé de liberté, pour l’exil et l’arrachement.

Romans, pièce théâtrales, poésie et contes pour enfants, Mohammed Dib est connu pour son horizon littéraire très étendu.

« Qui se souvient de la mer » : Une bifurcation littéraire !

De la trilogie parfaitement réaliste à « Qui se souvient de la mer », une œuvre apocalyptique et surréaliste -qui l’a discuté plus tard à travers la fameuse « Guernica » de Picasso– où il s’était totalement libéré de son genre littéraire habituel ! Une sémantique lexicale tellement riche, une profondeur de sens, une somptuosité de dialogues…Il a fait de la mer un symbole épique, d’Alger une ville fictionnelle, de Nafissa une figure insaisissable et de la révolution une apologie.

Vu par Khadda Naget comme un  renoncement au mimétisme de l’écriture réaliste qui  semblait à Dib inefficace à rendre compte d’une expérience des limites, le poussant à opter pour les visions cauchemardesques qu’autorisent le code fantastique.

Ses symboles mythiques reflètent parfaitement la monstruosité de la colonisation et évoquent d’une manière lyrique tous les éléments du contexte sociopolitique de cette époque. Dib a témoigné de l’existence des horreurs de la guerre d’une manière allégorique qui représentait l’exaltation de ses propres croyances et sentiments. 

 « La Liberté n’est-elle pas dans chacun de ses actes ? » 

Mohammed Dib a toujours fait allusion à l’Algérie d’une manière ou d’une autre à travers ses écrits et il a attesté de l’existence d’une diversité patrimoniale à travers tous ses livres même après l’indépendance ; l’un des écrivains les plus importants de son époque, les œuvres dibiennes ont contribué à la création de l’histoire de la littérature algérienne, ainsi qu’à sa mondialisation.

S’évader dans son écriture, se libérer dans son expression et ne jamais se détacher de son pays, telle est la récompense infinie de Mohammed Dib.

« Pour moi le problème fut de la langue au commencement de tout, fut de transmettre dans une langue de riches, le Français, une réalité d’un pays pauvre, l’Algérie. » Mohammed Dib.

                                                                                       Katia Kheffache

3 Commentaires

  1. Le centenaire
    L’aise en diversité témoigne de son génie et sa capacité
    Militant a visée réformiste mais realiste pour son pays et pleine d’emotions
    Mort vieux, toujours jeune en epsrit

  2. Le centenaire
    L’aise en diversité témoigne de son génie et sa capacité
    Militant a visée réformiste mais realiste pour son pays et pleine d’emotions
    Mort vieux, toujours jeune en epsrit

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