À un mois et demi du baccalauréat et avec cette crise sanitaire, nos candidats sont plus stressés que jamais, mais certains pensent que quand on a le Bac le stress est fini… Faux ! Ou plutôt, il n’est pas fini pour tout le monde. Les bacheliers en Algérie se divisent en trois catégories ; la première : j’ai eu mon bac ! ; La deuxième : je n’ai pas eu mon bac ; et la troisième -à laquelle on va le plus s’intéresser- est : j’ai eu mon bac ! Mais j’ai pas la moyenne pour faire ce que je veux. Cette catégorie de bacheliers est croissante d’année en année, c’est pour cela qu’on va expliquer pour vous comment elle est née.

Le parcours post-bac

Bravo ! Votre enfant a eu son bac, après un parcours de combattant, des heures innombrables de révisions et de cours particuliers, tout ceci pour une semaine d’examen et bien sûr sans possibilités de rattrapage à la fin, il l’a eu ! Avec une certaine moyenne, là commence la deuxième phase ; appelée :

« Pré-inscription et Orientation »

Le bachelier va s’inscrire sur le site du ministère de l’enseignement supérieur et remplir une fiche de vœux des filières qui l’intéresse. Et là s’en suit trois semaines d’attentes interminables avant de savoir si oui ou non il est accepté dans la filière voulue, pour faire le métier de ses rêves. Bien sûr, entre temps, la fac organise des journées « d’orientation » où chaque filière (école ou fac) possède son propre stand pour expliquer, conseiller et orienter le futur étudiant sur les choix multiples qu’offre l’université et ainsi remplir sa fiche de vœux intelligemment.

Trois semaines se sont passées et maintenant la sentence est tombée ! Votre enfant n’est pas accepté dans la filière qu’il voulait. C’est bien écrit en rouge pour montrer clairement qu’il a été refusé, on ne veut surtout pas semer le doute. Ses rêves anéantis après une longue année d’effort à cause d’un 0.05 d’écart de moyenne, parfois plus, certaines fois moins que ça. 

L’injustice du système d’admission

Notre système a pour principe qu’une moyenne nous dicte notre avenir, pas nos préférences ni nos affinités pour telle et telle filière mais bel et bien des chiffres. C’est là qu’apparaît la pseudo solution qui est « refaire son bac ». On bloque une année universitaire pour refaire le bac et peut-être avoir la moyenne escomptée pour être accepté dans la filière voulue. Passer une autre année de plus pour le seul et unique but de pourchasser ses rêves, pendant que d’autres systèmes d’éducation à travers le monde évitent au maximum de faire perdre des années à leurs étudiants voire ; les surclassent. Banaliser le fait de refaire une année au lieu de proposer de réelles solutions, telle est la devise de notre système éducatif.

Alternatives proposées   

La première : Une acceptation sous dossier

Si le bachelier est à quelques dixièmes de la moyenne ou un peu plus pour rentrer dans sa filière, il y’aura une étude des résultats de ses trois années de lycée ainsi que ses notes au baccalauréat. 

La deuxième : l’établissement d’un concours pour les filières convoitées

L’étudiant passe une année préparatoire à l’issue de laquelle il passe le concours d’admission. Dans le cas où il échoue, il entamera sa deuxième année dans un cursus LMD. 

Ce n’est certes pas des alternatives révolutionnaires, mais elles permettent aux jeunes de pouvoir choisir leur avenir au lieu qu’il ne s’impose à eux. Pour citer Shakespear “ certains naissent grands, d’autres atteignent la grandeur et certains le sont sans même le savoir ! Mais la grandeur s’impose à tout un chacun alors chers Bacheliers ne baissez pas les bras, les rêves méritent qu’on se battent pour eux.

Bon courage !  

    L.  M 

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