Un hommage et une profonde pensée à tous ces artistes morts pour avoir exprimé leur appartenance à la société algérienne notamment leur engagement pour l’indépendance, aujourd’hui encore c’est toujours d’actualité, l’artiste est là, chantant liberté et fidèle à son appartenance pour le peuple Algérien.

Ils étaient à l’époque une poignée d’artistes patriotes que la même vague a emporté d’un mouvement irrésistible là où l’honneur solidaire leur imposait un sacrifice commun, et sont aujourd’hui une poignée d’artistes patriotes soucieux de leur Algérie et de l’avenir de la patrie.

Nos ancêtres chantaient pour le FLN quand il y avait de l’honneur et l’amour, mais c’est avec détresse que nous chantons aujourd’hui contre un FLN infecté, ignoble où le déshonneur sanguinaire leur imposait un sacrifice humain  » le peuple « .

Pendant la révolution algérienne, l’intérêt des autorités françaises pour la propagande s’est exacerbé, considérant qu’elle constituait une arme utile dans l’orientation de l’opinion publique surtout à l’échelle internationale depuis qu’elles ont compris que c’est l’un des outils pertinents pour démolir le psychique des Algériens et affaiblir leur confiance en l’ALN en plantant le doute concernant ses victoires. Ainsi, la révolution a réfléchi à l’implication d’un créant des troupes artistiques et de propagande pour rendre la monnaie à l’occupant et même à informer l’opinion publique qui lui permettait d’entreprendre un travail d’information en public tant national qu’universel sur les développements de la révolution y compris toutes ses perspectives, et de leur présenter la question nationale sous tous ses aspects.

Ali Maâchi a souvent été cité comme un exemple de la participation active des artistes à la révolution. D’autres noms de comédiens, de chanteurs et de musiciens méritent cet honneur.

Mohamed Touri, Le Buster Keaton algérien, mort en avril 1959 des suites de tortures pratiquées sur lui par les forces coloniales, notamment durant son incarcération. Touri est né comédien, ses spectacles qu’il a commencé à donner dès l’âge de quatorze ans sont tous des messages de nationalisme.

Ahcène Larbi, H’sicen pour les mélomanes, est cette autre figure de l’artiste engagé pour la cause nationale. Et c’est parce qu’il avait beaucoup de talent, en tant que chanteur, compositeur, que le FLN a tout de suite vu en lui un bon ambassadeur en l’envoyant d’abord en France, puis à Tunis dans la fameuse troupe du FLN. Malade, il décède le 29 septembre 1959 à l’âge de 39 ans.

M. Abbassia, ce natif de Souk Ahras, connaît à son tour la célébrité alors qu’il a à peine vingt ans. En France, il fait la connaissance de grands maîtres, comme Missoum, Iguerbouchène et bien d’autres. Il prend conscience alors de la cause nationale et décide de rentrer en Algérie pour rejoindre le FLN. Il fait l’objet de fréquentes filatures par les services secrets français.

Ali Mâachi, son histoire est toujours citée comme un exemple de volonté et d’engagement et de nationalisme. Ce technicien de Radio Alger avait tout pour mener une vie tranquille. Mais son choix était plus noble, comme il le clamera dans sa chanson fétiche “Biladi El-Djazair” : “Ô gens, quel est mon amour affectant, ô gens, quel est mon amour le plus grand, si vous me le demandez, je sauterai de joie à la féerie, et je dirai mon pays c’est l’Algérie.” Pour ne pas avoir chanté la France, il est arrêté le 8 juin à Tiaret, sa ville natale, avec deux de ses amis moudjahidines, MohamedDjahlane et Djilali Bensotra, et sont emmenés en dehors de la ville et exécutés avant de les pendre par les pieds à un platane sur la place Carnot.

« Il était une fois l’artiste Ali Maâchi, pendu sur la place publique »

Je suis Ali Maachi.
Je suis Mohamed Touri.
Je suis Ahcène Larbi.
Je suis un artiste Algérien.

Tarek BRADAI

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