Prenons quelques instants pour faire deux petites définitions:

L’argumentation:

L’Argumentation est un raisonnement méthodique dans son procédé, strict dans sa logique et clair dans son propos, employé pour soutenir simultanément une vérité à la fois, et jamais son opposé, loin de toute ambiguïté et en respectant toutes les nuances, si l’en veut, on peut contribuer à cette définition avec le célèbre proverbe de Nicolas Boileau qui dit : ‘’Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément’’.

Le populisme:

le Populisme, c’est tout l’inverse, c’est un discours creux et vidé de consistance rhétorique, un amalgame de mots qui n’a pas de commencement ni de fin, retourné dans tous les sens, le résultat est aussi absurde que celui du départ, il est inutile de s’essayer à le représenter mathématiquement sous une forme d’équation, parce qu’il est impossible de satisfaire ne serait-ce que la première condition pour ce faire, qui est de lui trouver un domaine de définition, il n’en a simplement pas (ce qui est aux mathématiques l’équivalent de ce qu’est la sémantique à la linguistique), c’est pour ça que le populisme est donc dissocié de toute logique.

Ce n’est pas fini, continuons… !

C’est aussi un panachage de phrases formulées sur un ton et une sonorité particulière, ne visant qu’à émouvoir la foule et de la dépouiller de ses sens logiques, c’est à dire: ‘’troubler sa vision, éberluer sa parole et figer ses mouvements’’ ne lui laissant que l’odorat et l’ouïe bien éveillés et attentifs car rien n’est laissé au hasard, l’être humain est conçu de sorte que ces deux derniers sens sont déjà hors de son contrôle immédiat, et tout offensive envers eux risquera fort de les atteindre sans une réelle résistance. 

Ce que le discours populiste vise c’est évidemment de véhiculer un quelconque sentiment, selon les objectifs du locuteur, imaginons que par sa prise de parole, il nous plonge dans un brouillard odorant, le brouillard étant un gaz, il va avoir les propriétés physiques suivantes:

  • Expansibilité : l’aptitude du ‘’Brouillard’’ d’occuper un plus grand espace que prévu, ce qui se traduirait par : ‘’amalgamer sans retenue, un exemple très concret est celui de la tendance de croire que corrélation = causalité’’. 
  • Élasticité : l’aptitude du ‘’Brouillard’’ de reprendre sa forme initiale après avoir été déformé, ce qui se traduirait par : ‘’la capacité à ne pas perdre la face contre une vérité dérangeante et/ou contradictoire de ce qui est prétendu, souvent en l’ignorant purement et simplement’’.
  • Compressibilité : l’aptitude du ‘’Brouillard’’ de diminuer son volume sous l’action d’une pression, ce qui se traduirait par : ‘’il est toujours possible de le réduire au silence si la pression de la conscience individuelle est assez forte’’.

‹‹ A noter ici que ‘’Brouillard’’ est un euphémisme de ‘’Populisme’’, et l’odeur sentie n’étant rien d’autre que le sentiment éprouvé et en ce moment, le brouillard sent ‘’LA PEUR’’ ››. 

Ce sont bien deux définitions certes subjectivement déséquilibrées en nombre de paragraphes, mais je me permettrais néanmoins une novice observation sous forme interrogative, d’une perception naïve, il peut nous sembler guère judicieux d’opter pour une forme de prise de parole aussi longue à définir que difficile à maitriser, pourquoi est-elle pourtant souvent favorisée ? N’est-il pas plus simple d’être interrogé en argumentant ? s’adresser à notre raison ? Si raison nous avons… 

Le Système:

À défaut de trouver une autre notion, je ne parlerais pas ici d’un gouvernement ou d’un régime politique en particulier qu’il soit de gauche, du centre, ou de droite, mais je parlerais de ce qui les inspire tous, leurs approches à gérer les peuples, de leurs politiques, de la politique qualifiée communément de ‘’Système’’.

Ce que le Système veut, comme tout organisme animé par une vie, c’est évidemment perdurer, pour ce faire il a besoin de nous, ou plutôt, il a besoin de notre docilité indéfectible à sa loi, et notre dévouement inconditionnel à sa cause (en gros des sujets consentants), pour arriver à ce résultat il a fallu des siècles et des siècles de ‘’dressage’’, dressage qui se pratique toujours et en même temps, je ne vois pas ce mot comme avilissant pour nous le peuple, non, malheureusement il reflète justement une réalité bien regrettable. Le Système emploie de multiples méthodes de matraquage toutes différentes les unes des autres en englobant tous les aspects de la psychologie humaine et sociale dont l’une d’elle se trouve être la plus célèbre et qui nous intéresse en ce moment est ‘’la diffusion généralisée du sentiment de la peur’’.

La peur:

La peur est le sentiment qui nous est le plus bénéfique au niveau individuel, elle est à l’origine de l’instinct le plus primitif qui soit, l’instinct de survie ; Individuellement, la peur nous motive à nous mettre sur nos gardes contre les dangers éventuels, elle nous incite à assurer notre sécurité physique ou matérielle, à sauvegarder notre confort actuel, à prévoir les risques futurs et les anticiper, par conséquent nous inspire à songer notre avenir, par conséquent se rappeler de notre passé et par la même agir dans notre présent, vu sous cet angle, la peur est un moteur pour notre développement individuel. Je ne cesse de répéter le mot ‘’individuel’’ depuis un moment mais c’est valable aussi au niveau collectif, à condition que l’intérêt collectif coïncide avec l’intérêt individuel, (Cette condition est loin d’être satisfaite dans un monde individualiste où les intérêts et droits des minorités sont présents sur toutes les langues, du coup je préfère parler du concret et j’insiste sur ‘’individuel’’).

Cependant, quand la peur n’est pas maitrisée, et/ou quand elle est provoquée à tort et à travers, inutile d’expliquer comment ça peut nous détruire au mieux, et nous abaisser au rang d’esclaves au pire, et ça le Système l’a bien compris et ne compte pas s’en priver comme moyen de contrôle des masses, ceci me rappelle un exemple très récent de : Volonté de créer la panique, rappelez-vous de cette jeune fille suédoise très médiatisée par sa façon bien originale de militer pour la cause écologique et environnementale (tout le monde voit de qui je fais allusion), en résumé, à 16 ans cette jeune fille sèche ses cours, et sort manifester devant son école contre le réchauffement climatique ou une sottise du genre, ensuite prend un congé sabbatique renouvelable et part en virée à travers l’atlantique à bord d’un navire de croisière pas très ami avec la nature, sponsorisé par des industriels pas très amis non plus avec la nature, et des banques qui n’ont que faire de la nature, elle atterrit dans un congrès diplomatique mondial où elle se paie une tribune digne d’un chef d’état, et du haut de ses 16 piges, sans gêne, sans stress, donne des leçons stériles aux dirigeants mondiaux les plus influents, pénard ! Sous l’attention de toute l’assemblée, accompagnée de hochements de têtes approbatifs à tout ce qu’elle dit comme s’ils étaient en présence du Messie réincarné en autiste arraché de l’école, à coup de victimisation et d’hystérie accusatrice, elle se plaint qu’on lui ait gâché son enfance, tout en menant une vie de star.

Tout ça ce n’est pas notre sujet, mais, ce que je veux souligner ici c’est que cette fille se fait récupérer par nombre de partis politiques, elle est médiatisée et promue par ces derniers combien même elle les critique tous sans distinction, dans l’apparence ceci ne rime à rien parce que ces mêmes politiciens véreux sont presque tous dans les mains des industriels et des banquiers qui eux-mêmes la sponsorisent ! Au vu de ces paramètres donnés comme ça, on ne peut qu’en déduire qu’elle ne dérange aucunement le Système, oui ! Évidement qu’elle ne le dérange pas ! Elle nous dérange nous ! Et je vous dis comment en la citant à partir de son speech face au parlement européen ‘’I WANT YOU TO PANIC !’’ elle veut qu’on panique, elle veut qu’on ait peur, elle veut qu’on ait une peur qu’on ne peut maitriser et qui nous mènera à la panique (À noter encore une fois que ‘’elle’’ est un euphémisme de ‘’Le Système’’), elle veut qu’on s’assimile à ce qualificatif bien diminuant qui nous a été attribué en tant que peuple qui se trouve être ‘’le Troupeau’’ pour être gentil, ou bien, ‘’les Moutons’’ pour être moins gentil, le Système veut qu’on se comporte comme des moutons de Panurge.

Pourquoi Moutons me dites-vous?

On raconte une fois qu’un troupeau de moutons a sauté d’une falaise en suivant un seul mouton qui était à leur tête et qui a paniqué, c’est drôle mais notre cas n’est pas plus honorable, il faut savoir que les marchés en bas de chez nous ne sont jamais aussi fluctuants que quand il y’a de la panique, les hausses des prix se font à cause d’un brusque mouvement de panique, les bourses mondiales se nourrissent de la panique, les traders misent sur la panique, ils font leurs calculs avec comme seule variable la panique, le gain rapide surf sur la panique, le capitalisme surf sur la panique, le monde d’aujourd’hui marche avec la panique, la panique c’est lucrative.

La peur quand elle n’est pas maitrisée génère de la panique, la panique multipliée à une échèle nationale nous réduit au rang de Moutons, des Moutons qui provoquent et subissent en même temps une pénurie de semoule… ! FRANCHEMENT… !!? À l’échèle mondiale, je n’ose même plus imaginer.

Si nous qualifions souvent les peuples de masse, ou foule ou de Moutons, avouons que c’est bien mérité, nous faisons si bien les Moutons qu’à force c’est devenu légitime de nous faire porter ce titre, mais ce que nous oublions c’est de remarquer que le Système remplit bien son rôle de Berger qui garde bien ses Moutons, au fait, il l’a toujours été et j’en doute fort qu’il cessera de l’être un jour, l’homme est certainement un éternel berger qui cherchera toujours à accroitre son troupeau, l’empêcher de se sauver de son enclos, se procurer sa laine à volonté et le sacrifier quand c’est nécessaire, si on a marre de tout ça, il ne dépendra que de nous-mêmes de ne plus être ce troupeau de Moutons fort généreux, et si nous devons passer par la maitrise de notre peur en particulier, et de nos sentiments en général, soyons la ‘’Pression’’ qui compresse le ‘’Brouillard’’ ambiant !.

B.R

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