« Tout ce qui est commencé dans la colère se termine dans la honte. » 

BENJAMIN FRANKLIN

Vous vous êtes tous certainement déjà mis en colère, cette sensation de tension qui monte tout doucement, la respiration qui s’accélère, suivie par une explosion de colère instantanée, entraînant des manifestations physiques et une augmentation sonore de la part de la personne concernée.

Cette attitude est tout à fait normale chez les adultes, car soyons réalistes, ni l’âge ni la maturité ne font de nous des êtres fiables sur le plan émotionnel. Avoir des attentes dans la vie qui ne sont pas comblées, être blessé par quelqu’un, ressentir de la déception, toutes ces situations négatives qui s’accumulent en nous finissent tôt ou tard par imploser, comme des petits trous noirs en nous d’où s’échappent le calme et le bien-être.  

Variant d’une simple irritation ou agacement, passant par une colère modérée et allant jusqu’à la furie, elle est subjective chez chaque individu, mais quand celle-ci survient chez une personne de manière très fréquentes et se manifeste par des rages d’explosions intenses, cette personne est dite ‘’serial colérique’’ ou ‘’colérique chronique’’ et peut devenir une véritable pathologie psychologique.

Ressentir trop fréquemment de la colère peut amener à développer de l’anxiété, des phobies ou des comportements compulsifs, dans certains cas elle peut aussi conduire à la dépression. Certes elle est parfois nécessaire car elle permet d’exprimer ses sentiments refoulés, d’évacuer son stress ou de se défendre, mais encore faut-il savoir la gérer modérément.

Lorsque celle-ci s’avère trop intense et qu’elle survient sans raison apparente, parfois même de manière violente et non adaptée, elle peut développer des maladies physiques, telles que des hernies, des ulcères, des psoriasis, ou des douleurs articulaires. A Terme, voir d’autres problèmes plus sérieux, tels que des maladies cardiovasculaires, peuvent provoquer des accidents cardiaques ou cérébraux.

En résumé, la colère détruit l’organisme à petit feu.

Avec les serials colériques la communication reste stérile et sans but, le message ne passe pas, et que ce soit les amis, la famille ou les collègues, ils finissent tous par se lasser de ces excès et ne compatissent plus, ainsi le cercle social finit par se réduire et le serial colérique s’enferme sur lui-même. 

À mesure que nous vieillissons, il est important d’apprendre à maîtriser notre colère au lieu de la laisser nous contrôler. Nous devons tous savoir comment exprimer la colère et d’autres sentiments pénibles de façon saine et constructive afin d’éviter de tomber dans l’excès.

Lorsque le sentiment de la colère survient, il est important de s’arrêter un instant et de penser à la réelle raison de cette émotion et si elle en vaut vraiment la peine. Mettre des mots sur nos sentiments et s’exprimer à des personnes de confiance sans honte, verbaliser nos pensées peut nous aider à identifier ce qu’il y a au fond de nous.

Certaines activités peuvent aussi aider à atténuer le sentiment de la colère tel que le sport, la marche, dormir suffisamment et bien manger, d’autres trouveront le calme dans l’écriture, le dessin ou encore le chant.

La colère excessive souvent disproportionnée face à la situation peut révéler des troubles psychologiques, ou du stress dus au travail, aux études, ou à des problèmes personnels, il est nécessaire de consulter un spécialiste si la situation devient grave.

Peu importe ce qui nous met en colère, le plus important c’est la façon dont nous gérons les choses. La colère est un sentiment. Ce qui compte c’est ce que nous faisons avec les autres, car la plupart du temps nous regrettons nos actes survenues sur un coup de colère.

Sabrina BELGHANEM

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