Les contes africains font partie de l’art traditionnel de l’Afrique. En Afrique, ces contes sont ancrés dans la culture, ils permettent de préserver les traditions et le patrimoine des pays africains tout en transmettant aux générations les valeurs de la vie.

Ces contes africains sont généralement fictifs, ils sont inspirés par les événements de la vie, ils contiennent beaucoup d’imaginations et parfois de la magie, les personnages de ces récits sont souvent des animaux, des génies, des éléments de la foret qui parlent, des humains, des enfant, etc. Le but étant toujours de transmettre à la fin de l’histoire, une leçon de morale.

Dans les villages africains, des veillées africaines sont organisées les soirs à n’importe quelle saison de l’année, où les enfants, les adolescents, les adultes se rassemblent pour se raconter des contes. Ils s’assoient tous en demi cercle ou alignés par terre ou sur des tabourets, de façon à ce que tout le monde puisse bien entendre le narrateur narrer son histoire.

Les narrateurs des contes africains doivent remplir certains critères afin que leurs paroles soient bien acceptées et crues par les autres. Ils sont généralement âgés et avec beaucoup d’expérience de vie, et surtout connaissent bien les traditions du pays. Il doivent avoir une bonne élocution pour bien transmettre leurs messages, une bonne mémoire pour se souvenir des récits racontés par leurs ancêtres ou par les étrangers voyageurs, de l’humour pour raconter tout en faisant rire, de l’imagination pour bien enjoliver l’histoire, de l’intelligence pour répondre aux questions de manière futée, il doivent jouer la comédie, danser, chanter, etc. Tout ça, afin de capter l’attention des gens et à la fin, donner une belle histoire de vie que les enfants raconteront à leurs tours aux générations futures.

À cette occasion, nous allons raconter un petit récit afin de mettre nos lecteurs dans le bain des contes africains.

Les africains disent toujours à la fin de leurs récits « le premier qui respire ce conte ira au paradis ».

Il était une fois, dans un village, un roi qui voulait marier sa fille. Cette dernière étant  très prétentieuse n’accepta aucun prétendant se présentant à son père, bien qu’ils étaient tous des hommes riches, beaux, nobles et avec des valeurs, aucun ne lui sembla assez bien pour elle, elle les regarda tous d’un air hautin en pensant : que sont-ils tous pour se prétendre dignes de moi ?

Par orgueil, elle décida de se taire et se promit de ne plus jamais parler. Son père pris de désarroi et croyant que sa fille était devenue muette, il fit la promesse de donner la main de sa fille à quiconque saura rompre ce sort et fera parler sa fille. Mais les multiples tentatives de ses prétendants échouèrent tous : sacrifices, prières … rien ne sembla desseller les lèvres de sa fille.

Un jour, un lépreux se présenta chez le roi et la fille pour tenter sa chance, tout le monde se moquèrent de lui, y compris sa fille. Le roi lui dit : « Comment ! Les hommes les plus beaux du pays, les plus riches, les plus nobles, les plus valeureux n’ont su réjouir son cœur et lui rendre la parole, et toi, lépreux immonde, tu prétends y parvenir !« 

le lépreux ne dit rien, il s’assit par terre, et commença à allumer un feu pour faire bouillir de l’eau pour son thé, en utilisant que deux pierres pour faire tenir sa théière, celle-ci se renversa par terre, il la reprit, la remplit à nouveau d’eau et la reposa, elle se renversa une deuxième fois ; il la reprit, la remplit une nouvelle fois et la reposa, elle se renversa encore une autre fois et il répéta encore l’opération sans perdre patience, trois, quatre, cinq fois, la théière se renversa à chaque fois, la princesse exaspérée s’écria : « Prend donc une troisième pierre dans ton feu pour assurer l’équilibre ! »

Et c’est ainsi qu’une très orgueilleuse princesse épousa un lépreux.

Sabrina BELGHANEM

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