Le pays de la muraille les abat toutes. Passèrent des années de néant, solitude cruciale, misère rangeant les dépouilles, jusqu’à apaiser les faims de ce que l’homme ne fut censé mâcher et digérer. Le peuple au milliard, heureusement ou pas, surgit de nulle part, se lance en croisades et colonise les podiums de la gloire. 

Masse populaire dont un boulier chinois ne pourra compter, surface énorme, histoire prodigieuse étendue des deux infinis, elle récompense ces grandeurs par l’une des plus solides et performantes bases économiques de l’histoire, surtout dans un délai record, faisant d’elle le Number one.

Seul bémol ; les intentions. De l’esprit le plus rationnel qu’il soit, il est explicitement incontestable que la chine jouit de s’étaler davantage, s’accaparer encore et encore de territoires géographiques, pas n’importe lesquels, parfois les plus stratégiques.

Les descendants de Mao font de l’historique Route de la Soie, axe économique planétaire. La tradition a voulu que cette dernière sillonne les plaines, passant par la Russie et le Kazakhstan, cousant les montées et les descentes jusqu’à atteindre l’Europe. Le 21e siècle décida autrement. D’abord, ce n’est plus exactement de la soie, et puis elle compte désormais une infinité de chemins (ferroviaires, aériens et surtout maritimes) se croisant avec les foyers commerciaux les plus juteux du monde des affaires. Bizarrement, par sournoiserie ou sainteté, même avec ceux qui ne le sont pas du tout.

Chine et Afrique, de schmilblick en Las Vegas… Ou pas.

En effet, la chine envisage, comme aucune autre créature, rendre ce que l’occident voulut appeler la terre maudite – le continent africain – un néo-pôle alléchant ses plus pharaoniques des investissements, ce qui est irréfutablement la meilleure alternative pour se laver les mains et se déchirer la satisfaction divine.

La façade est clairement enchantante, démagogie et utopie, améliorer la qualité de vie des pays africains, leur offrir des emplois, de la nourriture d’abord, sans rater les opportunités de diaboliser l’impérialisme occidental qui, sur-exploitant toutes formes de ressources, a fait hérité aux tribus  » wakanda  » toutes formes de maladies et d’épidémies qui frappent à plein fouet.

L’environnement quant à lui, est en nécrose éternelle. Ignorant même ce que la terre dissimule dans son ventre, seules les multinationales qu’a enfantées le capitalisme, fordisme, immoraux le sachent, et dieu bien sur (ou la nature, à vous de voir). Le propriétaire lui, ses perspectives furent limitées, occupé de trouver de quoi s’assouvir.  

La chine, que le prophète avait immortalisé dans un de ses dictons à métaphores vu la distance la séparant de la péninsule arabique, la voilà s’approcher en messie, se proclame mère Térésa du continent noir. Elle a entamé depuis pas plus d’une dizaine d’années un plan de lancement d’une armada de projets avec des investissements à des coûts oscillant entre les dizaines de milliards de dollars. On cite l’Éthiopie comme exemple, qui compte déjà plein d’infrastructures signées en mandarin, des villes modernes, un port accueillant les conteneurs venus droit de l’extrême est, des méga-usines – au salaire très modeste – , pour servir toute la région… du bling-bling quoi.

La Chine et l’Algérie

Et pour ne pas aller très loin, L’Algérie, de son côté est l’un des plus fidèles coopérateurs de la machinerie chinoise, cela depuis longtemps, commençant par le bâtiment dont la qualité s’annonce ignominieuse, indécente, une arnaque galactique dont les preuves se succèdent, séisme après le déluge de pluie, et cela, rien qu’en les comparant à ceux de l’Algérie Française.

Comme la navette Discovery, elle réussit à décrocher la lune, à vrai dire les marchés, lui attribuant l’honorable titre de plus grands promoteurs immobiliers en Algérie, qui vaut la lune en quelque sorte, même si la lune n’a pas de prix (seul l’homme se vend). D’ailleurs, il est impossible de ne pas distinguer les caractères chinois sur les clôtures de la grande mosquée d’Alger qui elle seule coûte …je ne sais pas, tout le monde ignore le chiffre, dans tous les cas, il parcourt l’intervalle 3 à 10 milliards de dollars.

谢谢 promis, on va prier pour vous, amis chinois.

La mosquée n’est que miette comparativement aux revenus attendus dans un proche avenir, principalement dans le secteur des hydrocarbures ou de la matière première en général, prometteur d’un niveau avancé, où l’affinité Alger-Beijing grimpe exponentiellement, et n’est pas prête à larguer toutes les pseudo-bonnes relations qui les lient.

En contrepartie, on leur offre un peu de soutien afin de flatter leurs egos, jusqu’à annoncer le lancement de la diffusion d’une chaîne dédiée à la construction de la pensée de l’homme asiatique et de la langue chinoise. Ensuite, en guise d’admiration, la montée des méthodes chinoises est largement mise en oeuvre sans complaisance ni diplomatie. Des chinoiseries que des chinoiseries…

Une oligarchie made in china.

La route de la soie, à la conquête de l’American dream, ou le rêve américain, le rêve du prosélytisme chinois sur les terres occidentales, celles de son rival des Amériques principalement.

Prête à perdre pour gagner, la chine qui se dit communiste prolifère via sa politique d’inondation de la planète par ses capitaux, souvent sous forme prêts à contexte urgent et humanitaire, même aux pays les plus démunis, les plus endettés, dont le remboursement n’aura lieu que par merci divin. Détail à cause duquel toutes les organisations monétaires et banques internationales refusent d’y attribuer des aides. Donc la chine est actuellement la Banque Mondiale et le FMI des pauvres. Salace comme idée, rien de naïf, mais très rentable dans quelques années, pas que financièrement, mais plutôt et essentiellement politiquement.

Effectivement, le géant de l’homme jaune a semé et commence à récolter les fruits. Grâce à  son attitude pseudo-bienveillante, miséricordieuse généreuse a – sans charrier – acheté le soutien de la moitié de la planète en terme de voix dans les organisations internationales, dont l’influence est de plus en plus flagrante.

Comme l’Interpol, sans discrimination ni ségrégation, les sièges de SG, de directeurs, sont d’autant plus occupés par les Chinois que la chine élabore son génie sur le terrain. Une hégémonie chinoise s’érigeant met l’occident en tension. Les postes qui ne sont pas sous tutelle chinoise directe le sont indirectement par le biais des alliés, pour rester dans l’actualité la direction générale de l’Organisation mondiale de la santé OMS est menée par le médecin, chercheur et ex-ministre TedrosAdhanos, devinez son pays d’origine… Éthiopie, qu’on avait évoquée plus haut. Et ce n’est qu’un exemple, la liste est suffisamment longue et parfois en inadéquation avec la réalité en le chine elle-même, j’insinue la démocratie, les polices, la tolérance… etc.

Enfin, la question est comme telle : Pourquoi appréhender le Chinois ?

Aussi tatillon que le citoyen chinois soit, sa doctrine diffère jusqu’à opposer le code régnant de nos jours, une montée chinoise pareille aboutira certainement à ce que l’homme occidental (dont nous, je l’espère) craint le plus, s’agenouiller et voir son édifice s’écrouler en château de cartes. Et justement, c’est le noyau de la politique chinoise moderne, qu’on pourrait qualifier de sournoise invasive, mais tout en restant justifiable d’une autre perspective plus éduquée et objective, toute unité, aussi poussiéreuse, désir croître et s’imposer.

La contribution inévitable et irréversible de la Chine au nouvel ordre mondial aura des répercussions sur les pays, mais avant tout sur l’homme qui n’est plus d’humeur à se voir abusé par une dictature maoïste digne de 50 ans auparavant.
Les jours à venir sauront élucider les silhouettes de ce nouveau monde, précoce, post-covid, qui connaîtra une guerre froide d’un autre goût.

 LUSTUCRU BC.

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