Malgré la modernisation durant ce dernier siècle, des pratiques éducatives des familles Algériennes, qui ne sont plus basées uniquement sur les traditions, et qui tolèrent mieux la scolarisation de la fille, le travail de la femme et l’exploitation de son indépendance, nous remarquons toujours la même perception des parents dans l’éducation de leurs enfants, qui diffère selon le genre de l’enfant : garçon ou fille.

La fille Algérienne est perçue comme une personne qui doit être en continuelle surveillance et assistance, parfois pour des raisons de sécurité, d’autres fois pour des raisons socio-traditionnelles. Quant au garçon, il dispose de plus de libertés, dès son plus jeune âge et est laissé à son libre arbitre, sans pour autant l’abandonner dans son évolution.

Les qualités et les défauts des enfants sont appréciés selon le sexe de l’enfant, la gravité de la bêtise est justifiée selon le genre, une même bêtise peut être aperçue comme très grave pour la fille et beaucoup plus acceptable pour le garçon, cela va de soit pour la punition qui s’en suit.

Même si parfois dans le cas où c’est le garçon qui commet l’erreur, sa punition peut s’avérer plus sévère, quant à la fille, sa punition peut passer par le dialogue et la négociation selon la bêtise.

Cela-dit la perception de l’éducation peut aussi différer selon le père ou la mère. Le père aura plus tendance à encourager son fils dans ses choix et à surprotéger sa fille en lui interdisant parfois les mêmes choix. Cela va de soi pour les projets personnels. La mère, par contre, peut se montrer dans la majorité des cas égalitaire envers les deux et peut donner le même type d’affection pour les deux aussi.

Cependant, le seul point commun et positif qu’on peut remarquer de plus en plus de nos jours, c’est que les deux parents se soucient aussi bien de la scolarité du garçon que celle de la fille ainsi que de leurs futures indépendances économiques.

Actuellement, du fait même des changements remarqués sur les familles Algériennes, l’éducation des enfants par les parents est, et restera toujours, dessinée par la société.

Sabrina BELGHANEM

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