20 mars 2020, la sonnette d’alarme est tirée, des centaines de cas contaminés, des hôpitaux bandés, des morts … le Covid-19 fait ravage en Algérie, il est temps de prendre les choses au sérieux.

Fermeture des magasins, des commerces de tous genres, des lieux publics, les transports sont suspendus, les entreprises fermées en grande majorité, le couvre-feu est instauré, tout le monde reste chez soi, interdiction de sortir juste en cas de nécessité.

Presque trois mois se sont écroulés, certains ont vécu leur confinement sérieusement et se sont pliés aux règles d’hygiène, d’autres pas du tout.

07 juin 2020, déconfinement obligé, l’Algérie lève progressivement son confinement, de nombreux commerces ré-ouvrent, et la vie reprend petit à petit son effervescence d’avant. Beaucoup se sont sentis soulagés de pouvoir reprendre leurs quotidiens, pour d’autres non.

Durant la période du confinement, nous avons pris l’habitude de rester enfermés, nous avons fait de notre chez soi une sorte de carapace qui nous protège des agressions extérieures, avec l’impression d’être en sécurité uniquement à la maison. Apprendre à se réadapter à une vie normale après que nous ayant fait du monde extérieur un symbole de danger n’a pas été facile pour tout le monde, il y’a la peur d’être contaminé et de développer une sorte de maladie sévère, la crainte qu’une personne de notre entourage soit atteinte, mais aussi la perte du lien social et l’habitude de la solitude, c’est ce qu’on appel ‘’le syndrome de la cabane’’.

Mais qu’est-ce que le syndrome de la cabane et comment y faire face ?

’Le syndrome de la cabane’’ n’est pas une nouvelle découverte, il a fait son apparition au début du XXème siècle, il était aussi appelé  ‘’le syndrome de l’escargot’’ ou ’’le syndrome du prisonnier’’, cette expression a été inventée lors de la ruée vers l’or aux États unis en 1948, à cette époque, des hommes allaient à la recherche de pépites d’or et s’abritaient dans des cabanes très isolées de la population durant plusieurs mois, à leur retour ils montraient comme une sorte de méfiance envers les gens, et un manque totale de vie sociale. Cet état psychologique est également observé sur les prisonniers une fois sortis de prison, ou encore sur des personnes exerçant certains métiers  comme les gardiens de phares. 

Même si beaucoup d’entre nous n’ont éprouvé aucun mal à ressortir, certains ont développé une sorte de traumatisme, de peur et d’anxiété liés au déconfinement, la simple idée de remettre à nouveau un pied dehors, tout en sachant que le virus existe toujours, peut leur provoquer des crises d’angoisse qui les empêchent de reprendre leur vie d’avant.

Une réaction normale et justifiée quand elle ne tombe pas dans l’exagération, on peut tous avoir dans notre vie des vagues d’angoisse, cela dit il ne faut pas laisser notre état développer une anxiété importante et la laisser prendre le dessus sur notre mental. La meilleure attitude à avoir face à ce genre de situation et de faire les choses progressivement, étape par étape, sans trop se brusquer, par exemple une personne ayant développé une phobie face à la foule, comme aux centres commerciaux, peut  favoriser les boutiques pas très loin de chez elle, puis essayer de s’éloigner petit à petit au fil des jours.

Evitez les files d’attentes trop longues ou les lieux  fermés, afin d’éliminer la possibilité de faire une crise de panique. Optez plutôt pour des balades dans des endroits ouverts et aérés où il y’a peu de monde, cela peut être bénéfique pour votre moral.

Il faut se laisser du temps et faire preuve de patience, de la même manière qu’au début du confinement, où nous avons tous eu du mal à rester chez nous et à arrêter toutes nos activités et qu’au final, nous avons pris cette habitude et pu surmonter cette étape.

Le plus important dans tout ça est de se rassurer en respectant les gestes barrières, le port du masque, la distanciation sociale et se laver les mains avec du savon ou du gel régulièrement.  En suivant avec sérieux les règles qui nous ont été recommandées depuis le début, il y’a de faibles chances que nous soyons contaminés.

L’humain a la capacité incroyable de s’adapter face à chaque situation qu’il rencontre dans sa vie, relativiser et essayer d’en parler à ses proches ou un spécialiste si nécessaire, peut  aider à surmonter cette épreuve.

Sabrina BELGHANEM

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