Messaoud Haine, psychologue, psychanalyste et praticien en hypnose. Il est diplômé des universités d’Alger, Grenoble et Paris. Après avoir exercé la psychanalyse pendant de nombreuses années à l’étranger. Il répond aux questions et nous fait part de sa précieuse et incomparable expérience de Psychanalyste.

Il faut savoir que le Cabinet de l’analyste est l’espace privilégié et unique qui nous enseigne qu’il existe au cœur de chacun de nous des désirs demandant à être éclaircis. Il s’agit de secrets intimes qu’on ne se permettrait de raconter à personne. L’analyste fait parler le symptôme à travers le langage, seule voie d’accès à l’inconscient.

Question : Comment pourrait-on définir la psychanalyse ?

Réponse : On pourrait dire brièvement que la psychanalyse vise à rechercher le rationnel dans l’irrationnel. Elle rend explicite et claire les raisons de tous nos comportements.

Question : Qui va chez les psychanalystes ? Des malades, des gens bien portants, ou tout le monde ?

Réponse : Il n’est pas nécessaire d’être malade pour aller chez le psychanalyste. Il faut délivrer les gens de ce regrettable préjugé qui consiste à associer maladie et cure. En effet, bien des personnes se figurent encore qu’en allant chez le psychologue, elles seront taxées de «  malade mental ».

Question : Il y a beaucoup de gens qui se plaignent de la peur de devenir fou. Est-ce que cela a une signification en psychanalyse ?

Réponse : La peur de devenir fou correspond à la peur de découvrir son propre inconscient. On sent vaguement qu’il a en nous des choses mystérieuses qui nous échappent, qu’on ne saisit pas et qui nous font craindre le pire.

Question : Justement, qu’appelle-t-on l’inconscient ?

Réponse : Par définition, l’inconscient est l’ensemble des phénomènes inaccessibles à la conscience. Mais son inconvénient est d’être un mot négatif (inconscient = non conscient), « ce qui permet d’y mettre à peu près tout et n’importe quoi ».

Pour essayer d’être simple et ne pas s’enfermer dans le jargon spécialisé, on pourrait dire qu’il y a deux principes qui régissent la vie :

–       Le principe de plaisir.
–       Le principe de réalité.

Le principe de plaisir exige la satisfaction immédiate du désir.

Le principe de réalité freine les élans du principe de plaisir, en se référant à la réalité. Le bébé va, par exemple, apprendre à réfréner ses besoins en attendant l’heure du biberon. Cet apprentissage des premiers mois de la vie va être fondamental par la suite.

On peut dire que le sujet est composé de trois instances : le moi, le ça et le surmoi.

–       Le moi est la partie consciente du sujet. Le ça et le surmoi en sont les parties inconscientes.
–       Le ça désigne toutes les pulsions agressives et sauvages.
–       Le surmoi représente la morale, l’éducation, l’autorité, les principes.

BOUTALEB Mohamed Seghir

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