A la suite de la bataille d’Alger, des manifestations ont commencé et se sont étendues  du 11 au 18 décembre 1960 dans plusieurs villes d’Algérie. Cela pour prouver le fort sentiment nationaliste qui appartient au peuple Algérien. La journée du 19 décembre 1960 a vu l’ONU délibérer, après ces fameuses manifestations du 11 décembre 1960 à Alger, Blida, Chlef, Oran, Constantine et à Annaba, pour le droit du peuple Algérien à l’autodétermination.

Qu’est ce que l’Autodétermination au sens politique ?

Le droit à l’autodétermination signifie tout simplement le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Dans un autre sens, chaque peuple décide librement et en toute souveraineté de la forme de son régime politique. Abstraction faite de toute influence externe. 

L’un des fondements de la charte des Nations Unies, est édifié par le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples. Ainsi que de leur droit à disposer d’eux-mêmes constitue le but ultime de l’ONU. 

D’où est venue cette idée ?

L’idée du droit des peuples à l’Autodétermination tire son origine de la philosophie de Jean-Jacques Rousseau, la philosophie des Lumières

Ce concept connut une première formulation politique à la fin de la première guerre mondiale. Par Woodrow Wilson, président des États-Unis (de 1913 à 1921). Dans ses « quatorze points ». Malgré l’implicite de la formulation de la notion,  de nombreux points sont nettement sous-entendus. Et ce, par le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. 

En 1903, ce droit fut soutenu par les bolchéviques. Il fut assidûment prôné tout le long de la durée d’existence de l’Union Soviétique. Ouvrant même la possibilité de sécession pour leurs républiques.

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L’ONU reconnaît à l’Algérie le droit à l’autodétermination

L’inscription de la question algérienne à l’ordre du jour de la XVème assemblée générale des Nations unies, tenue le 19 décembre 1960, a été la conséquence directe des grandes manifestations du 11 décembre. Qui ont vu un déferlement populaire sans précédent pour réclamer à tue-tête l’indépendance.

Ces manifestations qui se sont déclenchées à Alger se sont ensuite étendues à toutes les villes du pays.

Cette démonstration populaire était à la fois une réponse cinglante à tous les plans de pacification mis en œuvre par le gouvernement du général de Gaulle. Mais aussi, l’expression éclatante du soutien indéfectible qui liait le peuple à sa Révolution et à ses représentants du GPRA. Auquel l’occupant cherchait à substituer à tout prix,  une illusoire « troisième force » représentative pour négocier au nom du peuple algérien.

Le début de la fin

Cet événement, en même temps qu’il donnait un nouveau souffle à la lutte d’un peuple, achevait de discréditer toutes les démarches entreprises par le gouvernement français pour isoler la cause algérienne. Et faire taire sa voix dans le concert des nations. Au siège de l’ONU notamment, où la sympathie pour la cause algérienne et sa révolution ne cessait de s’élargir.

C’est pourquoi, l’heure était arrivée de concrétiser cet élan inédit pour le triomphe de cette cause. Par des résolutions plus fortes et plus contraignantes qui soient susceptibles de trancher le débat.

Pour la première fois, donc, une motion de l’ONU reconnaissant à la représentativité du GPRA comme interlocuteur et représentant du peuple algérien. Reconnaissant le droit à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple algérien. Ainsi que l’impératif d’entamer des négociations entre les deux belligérants, pour trouver une solution pacifique sur la base de l’intégrité territoriale, adoptée le 19 décembre 1960. 

Le projet de résolution a été présenté par 25 pays du groupe afro-asiatique. Les séances étaient marquées par l’intervention de représentants de plusieurs pays. Ces derniers ont exprimé leur satisfaction de cette évolution diplomatique historique.

Pour la première fois, une grande puissance comme les Etats-Unis a préféré s’abstenir, pour signifier son refus de continuer à cautionner la position de son allié français. C’est la plus grande victoire diplomatique de la révolution algérienne.

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Avant cette date, il y avait deux conceptions de l’Algérie Algérienne. Celle de la France qui y voyait un pays où tous les habitants, citoyens égaux et à part entière, se gouvernent conformément à un régime de démocratie occidentale. Et puis la conception de la GPRA qui y voyait un pays musulman, sous-développé, en cours de libération, inadapté et étranger à la démocratie occidentale.

Chacune de ces conceptions s’enracine profondément dans un certain système de pensée et dans sa propre philosophie.

Grâce à cette démonstration de force, le peuple Algérien a prouvé au monde entier son amour pour leur nation. Et a démontré sa férocité et sa détermination quant à leurs droits et leur identité.

Ghizlène


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