Le e-commerce ou le commerce électronique aussi connu comme la vente en ligne (des biens ou de services) via internet et réseaux sociaux, a pris une place à part entière dans le secteur de la vente mondiale. Actuellement, les entreprises se voient dans l’obligation de s’adapter et passer au digital et ce, en modifiant en profondeur leurs façons de vendre.

Le e-commerce en Algérie 

Après plusieurs attentes, la loi relative au commerce électronique en Algérie, dispose d’un cadre juridique et entre enfin dans l’espace de service et devient légale, publiée le 16 Mai 2018 dans le journal officiel de la république Algérienne N° 28 et ceci, en fixant plusieurs règles générales du commerce électronique.

Parmi ces règles, on retrouve dans les premiers articles du journal officiel de la république Algérienne N° 28 une loi interdisant la vente de certains produits via le commerce électronique, comme pour ceux qui ne répondent pas aux coutumes de la société algérienne :

  • Les jeux de hasard, paris et loteries;
  • Les boissons alcoolisées et tabac;
  • Les produits pharmaceutiques;
  • Les produits portant atteinte aux droits de propriété intellectuelle, industrielle ou commerciale;
  • Tout bien ou service prohibé par la législation en vigueur;
  • Tout bien ou service qui requiert un acte authentique.

Le coronavirus aurait un impact positif sur le e-commerce !? 

L’apparition de la nouvelle pandémie coronavirus (covid-19) oblige la population à rester confinée. Éviter tout déplacement est devenu un acte primordial. À l’heure où les magasins doivent rester fermés, afin de stopper la propagation du virus; la présence de l’e-commerce est plus importante que jamais. Les gens se voient dans l’obligation de s’adapter à ce dernier qui répond parfaitement aux consignes du confinement.

« Les gens vont découvrir qu’ils peuvent travailler et communiquer d’une manière que, jusqu’alors, ils n’avaient jamais imaginée. Cela va les obliger à être plus à l’aise avec la technologie », explique Mme Maitlis.

En effet, les grands sites de commerce sur Internet ont enregistré une hausse des commandes alors que les consommateurs, confinés chez eux, achètent en ligne les produits de première nécessité.

Les études en ligne 

Bien que la population est en confinement depuis plusieurs mois, plus de rassemblement n’implique pas forcément l’arrêt de cours ou de réunions. Les universités tout comme les centres de formations privés s’adaptent à leur tour à cette crise sanitaire via la visioconférence.

« Il y a une telle ébullition autour du travail à distance que des sociétés comme Zoom ont vu la valeur de leurs actions grimper », a déclaré l’analyste de Creative Strategies, Carolina Milanesi, en faisant référence au spécialiste de la vidéo-conférence.

Streaming

Pour d’autres le confinement est le moment pour rattraper toutes les séries et films qu’ils ont manqué, pour les plateformes en ligne tel que streaming, NETFLIX ext.. ce ne peut être que bénéfique.

À travers la planète, streaming ont enregistré une hausse fréquentation de leurs plateformes, selon l’agence de presse Bloomberg News.

Avec cette crise, le paiement en ligne s’impose en Algérie 

Pour les réseaux téléphoniques ( Djezzy, Ooredoo ou bien Mobilis ), plus besoin de se déplacer pour recharger son compte, il suffit juste d’utiliser sa carte CIB/eddahabia pour le faire en ligne.

Malheureusement en Algérie cette nouvelle méthode de paiement n’a pas  obtenu les résultats attendus :

« Cela n’a pas a eu lieu pour trois raisons : le manque de confiance des consommateurs algériens dans les cartes bancaires, la lenteur dans la délivrance de ces cartes et l’absence de communication des banques pour promouvoir le e-paiement », précise Iheb Tekkour.

Mourad Mechta, fondateur du site Guiddini, nous fait part de sa proposition : « Si l’on faisait bénéficier les e-commerçants d’avantages fiscaux et parafiscaux qui leur permettraient de proposer des produits ou des services à des prix avantageux, les consommateurs n’hésiteraient pas à aller vers le e-paiement ».

« Bien que certains services – à l’exemple de Sonelgaz, Cnas, Seaal et autres – aient lancé le paiement en ligne, cela est resté très timide faute de sensibilisation et de promotion. Ce n’est que maintenant, à l’heure où les gens sont obligés de rester chez eux, que l’on fait la promotion de ces services. Mais c’est trop tard », ajoute Mourad Mechta, qui avait entamé un travail de sensibilisation pour le paiement en ligne de ses services avec peu de soutien.

Les économistes et spécialistes du domaine espèrent un avenir meilleur pour le e-commerce en Algérie d’où la nécessité de ce dernier.

Yasmine Lansari

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