La célébration de la fête religieuse de Aïd El-Adha qui aura lieu le 31 juillet 2020, sera décidée par la commission de la fatwa du ministère des affaires religieuses et des Wakfs, en faisant référence à l’évolution de la situation sanitaire dans le pays.

Les pratiques religieuses en temps du Covid-19

En ce dixième jour du mois Dou-El Hidja 1441 sur le calendrier islamique, la décision de la glorification de Aid El-Adha, en Algérie, n’a pas encore été évoquée par le ministère tutelle. Sachant que sa célébration commémore la soumission d’Ibrahim à Dieu en sacrifiant un mouton ou un agneau, selon la tradition coranique.

La fermeture des frontières a causé le report de la saison du pèlerinage et de la Mecque jusqu’à 2021. Impérativement, les prières ont été suspendues dans les mosquées par précaution et sur la base de l’avis des experts de la santé publique. Conscients du danger du Covid-19, les Algériens ont déjà sacrifié la pratique de la prière collective de Tarawih durant le mois de Ramadhan et celle du Vendredi ainsi que la célébration conforme de la fête de Aïd El-Fitre.

Le rituel du sacrifice sera désormais très cher 

De nombreuses familles Musulmanes Algériennes font le choix de sacrifier un bélier à l’occasion de cette grande fête religieuse. Mais face à la conjoncture actuelle, cette pratique sera difficile sur le plan social et économique. Le prix des bêtes sacrificielles a connu une forte hausse à cause de la décision de fermeture des marchés hebdomadaires du bétail; suite aux mesures de confinement instaurées par la commission nationale de veille et de suivi de l’évolution de l’épidémie du Coronavirus, mais aussi suite à la stagnation de l’offre face à la demande minime sur le marché, en cette saison agricole.

En outre, l’interdiction des fêtes et cérémonies de mariages et même l’absence du retour des émigrés en cette saison estivale a conduit une flambée des prix de bêtes engendrée par la forte spéculation des éleveurs et revendeurs de bétail. 

La fédération nationale des éleveurs de bétail a lancé un cris de détresse pour les autorités en les invitant à revoir la récente décision de fermeture du marché des moutons et autoriser son ouverture temporaire quelques semaines avant Aïd El-Adha 2020. Non seulement, la demande n’a malheureusement pas été accordée mais aussi le prix du mouton s’est élevé et oscille entre 35.000 et 70.000 DA.

Comportement social entre vigilance et solidarité 

Toute l’attention se concentre désormais sur l’acquisition du précieux mouton destiné à commémorer le sacrifice d’Ibrahim. Cette préoccupation principale est au centre de toute discussion au sein des ménages algériens ayant la possibilité de faire ce sacrifice rituel religieux qui fait appel à la communion, la solidarité et au renforcement des liens familiaux au sein de la société.

Sa glorification se présentera comme un grand jour de solennité autour de sacrifice suivi de cérémonies de barbecue et Méchoui. Néanmoins, Il est important de signaler que les initiatives d’appel pour un retour progressif vers la vie normale obligent d’avoir un comportement rationnel de la part des citoyens, tout en respectant les mesures préventives contre cette pandémie en amont, durant et voir même en aval de la fête.

L o t f i  M O K R A N I

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