En temps des chants de liberté rythment nos Vendredis et Mardis, et d’un avenir nouveau pour notre belle patrie se dessine au loin. Néanmoins, le manque de conscience reste le talon d’Achille de notre révolution.

Aussi inaccessible et complexe que la politique puisse paraître, il n’y a rien que l’art ne puisse démystifier. Depuis toujours, interpellant, bousculant et provocateur, l’art demeure un outil incontournable d’éveil des consciences. Il sensibilise aux faits de société, éduque le citoyen, met en lumière l’injustice, pousse à la réflexion ou encore, nous remet en question. Accessible à toutes et à tous, petits ou grands, intellectuels ou non, amateur ou non, nul n’est insensible à l’art. 

Depuis l’antiquité, les artistes s’engagent à mettre leur savoir-faire au service de la dénonciation, pièces de théâtre, photographie, musique, peinture ou encore architecture ; on émancipe les peuples, on les stimule, mais surtout on leur inculque la nécessité de passer à l’action. Car aussi simple que la friction d’un fusain sur du papier puisse paraître, un geste pour le changement, même mineur, a de l’impact. 

De « Guernica » de Picasso, à « babor ghreq », en passant par l’hymne américain à la Jimi Hendrix, le monde a connu bon nombre d’artistes engagés, et l’Algérie n’y fait surement pas exception. Matoub Lounes, Slimane Banaîssa ou Kateb Yacine, ont longtemps été militants au-devant de la scène artistique, une responsabilité qu’ils ont transmise à une nouvelle génération qui tente de s’imposer par tous les moyens.

Même si la censure reste la dernière arme d’un système gangrené percé à jour, nos artistes ne cessent de lutter pour faire vivre la liberté. A travers la capture de l’essence d’un mouvement en image par Samir Sid un jour de hirak, une caricature prémonitoire de Nime, la douce voix de Souad Massi ou encore la mise en scène d’une Alger tourmentée dans un film de Sofia Djama. Ces artistes qui militent pour une Algérie meilleure ne se résument certainement pas à ceux que je viens de citer, le but n’étant pas de créer un annuaire, mais de promouvoir l’engagement. 

L’art serait-il donc pour nous un moyen de nous rapprocher de cette liberté tant convoitée ? Une chose reste sûre, la liberté se chante, la liberté se danse, la liberté se dessine, la liberté se vit mais surtout LA LIBERTÉ S’ARRACHE.

                                                                         HAMMOUTENE Dounia Janina
Equipe rédaction NOMAD

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