Très répandu et pourtant banalisé en Algérie, l’anorexie mentale est un trouble de conduite alimentaire qui représente un sévère problème social. Il touche beaucoup plus la gente féminine chez qui le taux de mortalité est plus élevé.

Notre génération aura beaucoup d’histoires à raconter, belles et tragiques, mais elle restera marquée à tout jamais par la crise du Covid-19. Confinement oblige, l’arrêt brutal de notre train de vie a eu de nombreuses répercutions sur le plan mental ainsi que physique. 

Ce que l’on a remarqué c’est que le combo confinement / réseaux sociaux n’est pas très sain pour le moral …

Une définition simple:

Sommairement, l’anorexie mentale est la privation volontaire à l’alimentation, la personne atteinte ressent une envie constante de contrôler tout ce qu’elle mange de peur de prendre du poids.

Quels sont les causes et éléments déclencheurs ?

Des facteurs psychologiques tels que: stresse constant, émotions négatives, pression sociale…), ainsi que des facteurs sociaux: préoccupation de l’image corporelle, l’idéalisation sociale….

Un constat flagrant s’impose, ces causes multiple sont toutes liées d’une certaine façon à un effet de « Mode ».En effet, le phénomène d’imitation de ce que l’on voit sur les réseaux sociaux s’est accentué avec l’enfermement, générant du stress et beaucoup de négativité. On peut aller plus loin et affirmer que le nombre de cas d’anorexie mentale a augmenté  avec l’apparition des réseaux sociaux, se comparer aux autres n’a jamais été aussi facile! Cela commence par un mal-être qui s’exprime à travers le trouble de l’anorexie mentale.

Les comportements adoptés par les personnes atteintes:

  • L’obsession lors du calcul des kilocalories : calculer le nombre de kcal de nos aliments est devenu une mode, cela peut être bénéfique mais ça peut vite basculer et devenir nocif pour notre santé mentale.
  • La pratique excessive et forcée d’exercices physiques (course, marche…) comme punition après avoir « trop » mangé.
  • Bouger continuellement pour se dépenser le plus possible.
  • Réduire considérablement sa quantité de nourriture.
  • Trouver des stratagèmes pour cacher le fait que l’on s’alimentent très peu.
  • Isolement progressif.

Quelles sont les conséquences de cette frustration quotidienne ?

Les complications les plus fréquentes touchent :

  • Le système cardiovasculaire et musculo-squelettique : faute d’alimentation, les os deviennent plus fragile.
  • La santé mentale : on souligne des symptômes dépressifs tels que l’insomnie et le retrait social, l’anxiété et même des cas de décès par suicide.
  • Peut entraîner une anémie ainsi qu’une irrégularité/arrêt des menstruations.

Nous ne parlerons jamais assez de prévention, dépistage et de traitement précoce:

Personne n’est vraiment coupable dans l’histoire, sauf peut être la société, qui a le devoir de prévenir ce genre de comportement ou du moins ne pas l’aggraver.

La première étape et la plus importante est la prise de conscience.

Il est tout à fait normal d’être dans le déni au début et d’avoir des difficultés à en parler, car généralement personne ne le fait et c’est l’essence de tous les problèmes sociaux !

Lorsque cette maladie s’installe, elle peut très vite évoluer en anorexie.Les personnes ne reconnaissent pas les risques morbides d’être en sous poids et peuvent faire une « fixette » que sur une ou deux parties de leur corps où il y’a un peu de graisse : Il manque toujours dix-neuf pour faire vingt!

Pour conclure, le devoir nous revient à nous tous d’être attentifs à nos proches et reconnaître les signes d’un mal-être.Ne pas nous préoccuper juste de nos petites personne, ça peut sauver des vies !

crédit photo:Sarah Ann Ashbaugh et Allison Rogers

Ghizlène.

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