La culture est définie par défaut comme le noyau d’un groupe ou d’un peuple , le lien qui soude les individus entre eux et les lient dans un chemin commun , appris et transmis de génération en génération pour perdurer la tradition, l’épée d’une société et son bouclier contre le reste du monde. Ainsi, que serait un pays sans sa culture ?

la culture est l’élément distinctif d’une société par rapport aux autres

Nadir Marouf

Au cœur de la culture algérienne:

Des siècles de colonisation, un passé rempli d’histoires et une pléthore de civilisations ont
fait de l’Algérie le berceau d’une vaste culture, cette dernière fut le ciment qui a maintenu
la cohésion sociale et le renforcement des liens sociaux envers et contre tous, pour la
longévité et la pérennité d’une société éprise par une diversité singulière .
La source de cette diversité revient à sa population dont les grands composants sont : les
kabyles dans la région du djirdjura , les Chaouias à travers le territoire des Aurès, les
Touaregs peuplant le sud algérien, les Beni M’zab , et enfin les Arabes qui constituent les deux tiers de la population .
En dehors de cette classification régionale, chaque ville est un brassage sociale
regroupant ce mélange de communautés , les divers habitants coexistent en harmonie et
solidifient leurs alliances par des mariages et des amitiés des plus authentiques .

Diversité artistique:

L’hétérogénéité du peuple à travers le territoire dessine une vaste mosaïque , que ce soit
à travers la littérature, le théâtre ou bien la musique la disparité est conséquente !
Nous nommerons comme exemple les divers styles musicaux qui dominent le pays, que ce
soit le : Malouf à Constantine , le Gharnati de Tlemcen, ou encore la san’aa d’Alger , la
musique classique algérienne qui prend de ses origines andalouses fait beaucoup parler
d’elle au niveau national et international notamment la musique kabyle qui s’est faite
connaître par de grands chanteurs tels que IDIR et AIT MENGUELLET .
L’ouest du pays n’est pas en reste, grâce à un style musical rendu populaire d’abord par la génération Khaled et Mami: le Rai et qui connait un nouveau souffle ces dernières années avec une nouvelle génération d’artistes.

Danse touareg lors de la fête de la Sbeiba

L’Algérie et le multilinguisme:

Certes la langue arabe est reconnue constitutionnellement comme la langue nationale et
officielle du pays avec le tamazight , mais comme dans chaque pays plusieurs langues
s’entrelacent… Entre le français qui est couramment parlé par la plupart des algériens,
,l’anglais qui avec la mondialisation ne cesse de prendre de l’ampleur et le tamazight qui
regroupe plusieurs dialectes entre : le kabyle, le chaoui , le mozabite et autres parlés
moins fréquents, la palette est assez large ! Ajoutant à cela l’argot connue sous le nom de «Darja » qui lui aussi diffère d’une ville à une autre, autant dire qu’on pourrait répertorier
plus d’une vingtaine de différentes « Lehdja » .
Tout ceci ne rendant pas pour autant la communication difficile, l’algérien trouvera toujours
le moyen de faire passer son message quitte à utiliser le langage des signes !

Discrimination régionale:

Pendant de nombreuses années notamment le joug du colonialisme ainsi que la décennie
noire sous la dominance du terrorisme extrémiste, la diversité culturelle et inter-culturelle a rassemblé et uni le peuple algérien , l’aidant ainsi à faire face à cette force extérieure, le
sauvetage de l’Algérie était pour ainsi dire le but commun à tous, ces années glorieuses ne
furent pas très longues puisque dès à présent, plusieurs vagues discriminatoires s’agitent
sur le sol national .
Effectivement oser affirmer que l’Algérie est Acquittée de toute ségrégation religieuse,
linguistique ou ethnique équivaut à pratiquer « la politique de l’autruche » .
Dans la rue, plusieurs préjugés et idées reçues circulent, que ce soit pour se moquer de
l’accent des habitants de Skikda ou Jijel , pointer du doigts l’excès de dédain des algérois,
réprimander les mileviens parce qu’ils sont mauvais conducteurs, ou accuser les kabyles de
vouloir s’emparer de l’ensemble du territoire et imposer leur langue. Ces opinions
préconçues s’empilent à en faire tomber la pile !
La constitution ne connaît aucune ambiguïté sur la question, mais en dépit des lois
condamnant les délits discriminatoires sans exception, la majeur partie de la population
n’en a guerre conscience, et le feu ne cesse de s’enflammer entre les différentes
communautés, accusations fondées ou pas ! L’acceptation de l’autre devient pénible et
l’accalmie périlleuse .
Enfin avec l’avènement de l’aire moderne nous espérons démesurément retrouver ce tableau de paix et d’unité qui régnait autre fois et d’évoluer positivement vers une société
moderne contre les injustices car après tout, nous sommes tous un seul peuple ! nous
représentons tous l’Algérie .

Crédit photo: Adel P Brown

Yasmine Laouar

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