Le 5 juillet 1962, les Algériens descendent dans les rues de la capitale pour fêter l’indépendance de leur pays, une date historique qui a permis au peuple algérien de commencer à rêver de la construction d’un état libre et démocratique.

Cinquante-huit ans après la proclamation de l’indépendance de l’Algérie, l’histoire de la décolonisation de l’Algérie demeure douloureuse, ce n’est pas seulement la colonisation française qui a fait le drame mais aussi le fait que l’indépendance est confisquée.

Pour la population algérienne, le 5 juillet n’est pas seulement une date commémorative de l’indépendance de l’Algérie, c’est la libération du pays, c’est la rupture avec un passé colonial pour une Algérie nouvelle et libre, c’est la défaite de l’ennemi, la naissance de la liberté et également le retour à l’heure algérienne.

Aujourd’hui, 58 ans après, la même sensation est ressentie par les algériens indépendants de la colonisation française. Pourtant privés encore de leur liberté et démocratie, les algériens, jusqu’au jour d’aujourd’hui, rêvent d’une Algérie nouvelle, libre et démocratique comme nos grands ancêtres ont proclamé.

Depuis l’indépendance, le système algérien s’est historiquement appuyé sur son appareil sécuritaire pour réprimer toute expression autonome de la population mais en déléguant à une façade civile la redistribution de la rente et le fonctionnement de l’état ou la définition d’un projet de société.

Cette journée mémorable du 5 juillet est aussi dédiée à tous les combattants algériens qui sont sortis pacifiquement dans les rues de toute l’Algérie, scandant en chœur un pays libre et démocratique, à tous sexes confondus avides de liberté qui n’ont jamais désespéré de voir, un jour, notre drapeau algérien flotter dans tous les espaces de l’Algérie y compris ses édifices, ses institutions et ailleurs, à travers tous les continents.

« Un jour, la parole reviendra au peuple, même si la nuit semble longue, le jour et le soleil finiront par se lever », avait déclaré Hocine AIT AHMED paix à son âme avec émotion mais aussi avec beaucoup de conviction.

Aujourd’hui, le peuple tente effectivement de reprendre la parole pour libérer l’Algérie, il est de notre devoir, à nous tous, de rendre un vibrant hommage solennel aux grands hommes, sans exception, aux martyres de la démocratisation de l’Algérie depuis toute l’histoire de l’Algérie, de la révolution de 1954 jusqu’à celle du 16 février 2019, à tous ceux qui ont fait l’histoire des révolutions pour le recouvrement des libertés des peuples ou les autres qui se sont sacrifiés et luttent encore au profit des plus faibles.

Chérif HACHEMAOUI.

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