La Toussaint rouge, une date mémorable dans l’esprit, dont beaucoup ne sauraient vraiment déceler les détails qui font qu’une telle date restera gravée dans l’histoire !

La Toussaint est une fête catholique où on célèbre tous les saints, l’augure a fait qu’elle vienne une journée avant le jour des morts !

1er Novembre 1954, entre minuit ( 00:00 ) et deux heures ( 02:00 ) s’étaient perpétrés en synchronisation des attentats à la bombe ainsi que des sabotages dans les régions de la kabylie et des Aurès, ces attaques visaient à mettre en place la pierre fondatrice de ce qu’on connaîtra comme étant la guerre d’Algérie !

Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad, Mohammed Boudiaf, Krim Belkacem et Larbi Ben M’hidi s’étaient réunis quelques temps auparavant pour prendre l’un des clichés photographiques les plus épiques de l’histoire de la petite création qu’était à l’époque le « front », mais loin de la fameuse photo, il y eut tout un travail stratégique sur les directives qui seront prises sous peu par le  » front « , quelle appellation curieuse ! C’est dire que le caractère militaire était très prononcé et ce même dans la politique du FLN.

Avant le premier novembre, Mohammed Boudiaf ainsi que Didouche Mourad faisaient une dictée à une tierce personne, Mohammed El Aïchaoui, le manifeste du 1er novembre fut l’appel au port d’arme, l’appel à la lutte, l’appel à la liberté.

D’une main légère, le poids d’un titan qu’on nomma « El jazayer » sur la plume, je sens sur mes épaules l’espoir de mes prédécesseurs, la veille même de la Toussaint !

132 ans en Algérie, il en a fallu 124 pour qu’on aille au front ! 65 ans après l’indépendance, je me dis toujours colonisé, par une différente machine militaire… Que connaissons-nous de « l’été sanglant » ? Où l’armée des frontières avait combattu les mêmes avec qui elle portait les armes avant l’indépendance !

Le 6 juillet 1962…soit un jour après cette même indépendance ! Je ne sais plus où j’en suis ! Dois-je parler de la dépendance que peut procurer le pouvoir ? Dépendance qui a poussé le peuple à sortir un 22 février 2019 !

Avec la même volonté, la même obstination, revendiquant les mêmes choses que ceux qui nous ont précédé, je me vois être El Aïchaoui des temps modernes, me faisant dicter par Boudiaf ou Didouche !

Notre sacrifice pour la patrie est plus important que la vie, je sacrifie ma vie et ma propriété pour toi… Aujourd’hui, 31 octobre 2019, à la place du 1er novembre à Oran, l’hymne qu’avait écrit Mohammed Mahboub Stambouli, qu’on connaît sous le nom de « Mine Djibalina » retentissait, la larme à l’œil, je marche, pour seule arme, mon art, mon savoir, mes rêves, la volonté de les réaliser…

Tout comme mes prédécesseur, avec cet amour incommensurable et inexplicable à une Algérie qui nous a bercés d’illusions, mais le pays n’y est pour rien, ceci est une guerre contre le système, par guerre, il en est des guerres sans armes ! Des guerres de mots, de slogans, de revendications !

J’écris le manifeste de la Toussaint Blanche, l’espoir de tout un peuple sur la conscience, je dessine des plaies d’encre pour en faire des émissaires de cette cause, l’indépendance ! L’indépendance du peuple algérien ainsi que sa souveraineté, le pouvoir de choisir son résident sans que l’armée nous fasse un autre octobre rouge…

Le pouvoir aveugle plus que l’argent, car le pouvoir est plus dévastateur, plus efficace, plus profitable à l’homme, mais que reste-t-il de l’homme quand pour régner, il perd son humanité !

Ô toi qui tiens les rênes, on finira tous mort un jour, mais pourquoi donc tuer le peuple le reste des jours ? De la misère sociale, à la régression culturelle, la stagnation intellectuelle, le retard technologique, ingérences, scandales et mauvaise gestion des biens du peuple ! L’Algérie est à nous, c’est la propriété du peuple !

De Ben Bella à Bouteflika, quelle qu’ait été le cas, l’armée était derrière les coulisses !

Qu’on nous laisse le choix !

Je porte plainte, moi, citoyen algérien contre un système mafieux, le « yetnahaw ga3 » est littéral pour moi ! Une réforme totale de toute la méthodologie gouvernementale, ainsi qu’un passage à l’action…

L’Algérie peut être l’Arche de Noé, comme elle peut être l’abîme où sombra l’Atlantide ! La veille de la Toussaint ! je suis Morphée ! Deux pilules : rouge ? Ou blanche ?

Ghiat Mohamed Réda

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