Les systèmes judiciaires de la planète ne pourront bientôt plus se passer d’internet, du Big Data, de l’intelligence artificielle et des légal tech. Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer a félicité, jeudi, la startup Algérienne Legal Doctrine, éditrice de la plateforme legal-doctrine.com, qui collecte, numérise et met en ligne les législations, réglementation et décisions de justice, à l’occasion du lancement de sa plateforme à destination de plusieurs pays d’Afrique, en le considérant comme un exemple à suivre.

Il a souligné que la startup Legal Doctrine « s’est remarquablement illustrée par la performance de sa veille juridique, mise à disposition gratuitement en cette période de Covid19, ainsi que la qualité du contenu accessible sur la plateforme grâce à son moteur de recherche ».

La nouvelle version de la plateforme Legal Doctrine a été lancé le 30 juin 2020. Confinement obligé, c’est par voie de téléconférence que le COO et le CEO de la plateforme ont présenté les nouvelles fonctionnalités présentes sur cette nouvelle version.

« Particulièrement appréciée par les acteurs des mondes juridique et financier, la startup legaltech a également organisé de nombreuses conférences juridiques en ligne dans plusieurs pays avec des intervenants nationaux et internationaux de qualité, permettant à la communauté du droit d’échanger sur des sujets d’actualité » a fait savoir le ministre, relevant qu’il s’agit « d’une initiative innovatrice 100% algérienne utile à encourager et à multiplier au sein de notre écosystème incitant une chaîne d’effets positifs sur l’économie dans son ensemble ».

Il a indiqué, dans le même cadre, que « l’intérêt tourne autour du Cloud qui alimente une grande partie de l’industrie technologique mondiale et qui repose sur de vastes centres de données situées principalement autour de l’Europe du Nord et des côtes américaines », ajoutant que « dans le même temps, les grandes entreprises américaines se tournent de plus en plus vers les marchés des pays du Sud, car un nombre considérable de jeunes populations férues de technologie se connectent ».

« Pour les pays d’accueil, partisans de la localisation des données, les réglementations en vigueur assoient la dépendance structurelle des pays en développement à l’égard des infrastructures numériques appartenant à des étrangers et leur réservent une part injuste des avantages économique de ces données pour forcer les entreprises de haute technologie à devenir des entités permanentes sur leurs territoires afin d’accroître à terme le montant des taxes qu’ils peuvent leur imposer », a -t-il poursuivi.

Ainsi, « comme toute autre ressource, le flux de données n’échappe pas à l’instinct de domination, ce qui autorise à se demander si nous n’assistons pas à l’avènement d’un impérialisme numérique illustré par la répartition inégalitaire des sites-sources, le décalage entre les nouvelles sources de données et l’emplacement des centres de données ayant conduit à des situations qu’on peut qualifier de colonisation des données et de colonialisme numérique », a -t-il fait observer.

SONIA.HA

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