C’est en 1236 que la ville de Tlemcen accueille plus de 50.000 cordouans musulmans transportant avec eux un prestigieux héritage musical. Cet héritage n’a pas été transcrit, il a plutôt été conservé et hérité d’une génération à une autre veillant à garder sa pureté et sa rigueur.
De Tlemcen, à Alger, Blida, et Constantine cette musique voyagea et trouva d’autres villes qui l’accueillirent à bras ouverts. Et s’inscrivit  profondément dans les cœurs des amoureux de la musique.

La musique Andalouse se compose de l’élément de base ‘’ La Nouba ‘’ constituée de cinq éléments fondamentaux :

  • ‘’ El mssadar ‘’ ( المصدر ) et c’est l’ouverture de la nouba.
  • ‘’ El btayhi ‘’ ( البطايحي ) et il est directement joué après ‘’ El mssadar ‘’, avec un rythme légèrement plus accéléré.
  • ‘’ El darj ‘’ ( الدرج ) et le rythme s’accélère encore plus indiquant le début de la fin de la nouba.
  • Et final viennent ‘’ El inssiraf ‘’ ( الانصراف ) et ‘’ El khlass ‘’ ( الخلاص ) ces deux derniers ont un rythme assez accéléré qui comme leurs noms l’indique représentent la fin de la nouba.

La musique Andalouse, une musique utilisant la voix, et les instruments à cordes suivants : le Oud, El kwitra, le Violon, le Kanon et la mandoline et bien sûr l’instrument le plus essentiel la Derbouka.

Le malouf est le genre de musique Andalouse populaire à Constantine, anciennement composée de douze nouba en rapport avec les 12h de la journée, qui étaient jouées pour divertir le Bey. Et ces douze nouba ont disparu avec le temps par manque de transcriptions, et il en reste que cinq. Cette musique été joué anciennement.

Plusieurs musiciens constantinois ont adopté cette musique ( Chikh Darssouni, Lhadj Mohamed Tahar Fergani ). C’est une partie importante de la culture et du patrimoine musical constantinois, et il imprègne toutes les couches sociales de la population et fait partie de la vie quotidienne des Constantinois.

Kheira Benmeddour

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