Redondance infinie qui rythme nos cœurs et transporte nos âmes. Ces vagues d’émotions et de passions, poussées par une ondulation incessante de la pression, est-elle le fruit du miracle, ou celui d’un apprentissage acerbe et rigoureux ?

Qui de nous, ne connait pas dans son environnement, un chanteur, un guitariste, un pianiste, ou qui sait, un violoniste, ou un tout autre artisan du son ? Nous ne retenons peut-être pas leurs noms, ou même le nom de leurs instruments, mais ce qu’on l’on retient, ce qui reste gravé en nous, est bien la trace que dessine la note émise, dans l’étendue qu’est notre âme. La musique est pour beaucoup, importante, voire fondamentale, que cela soit dans le style de vie en général, ou dans un certain nombre d’activités en particulier.

Cette importance, est-elle alors justifiée, ou exagérée ? Excite-t-elle réellement quelque chose en nous ? Ou est ce pur sentimentalisme dans un monde suffoquant, qui peine à recevoir toute l’affection dont il a besoin ?

C’est ce à quoi vient répondre la musicothérapie. Selon le dictionnaire médical, de doctissomo.fr, cette dernière serait définie comme étant : « Composante de « l’art thérapie« , la musicothérapie consiste à utiliser la musique comme outil thérapeutique capable de rétablir, maintenir ou améliorer la santé. Elle peut agir sur le plan mental, physique ou émotionnel ».

La sensibilité que nous éprouvons à son égard, peut alors être justifiée, en admettant que l’on ait besoin de la justifier. Cependant, prenez garde à bien considérer l’avis de ceux qui viennent déjà brandir les pancartes du désaccord, militant en fervents antagonistes. Car il faut savoir que nous ne réagissons pas tous de la même manière à la musique. La réceptivité de chacun varie, et certains (un faible pourcentage certes, d’après une étude effectuée sur 30 patients) y seraient même insensibles. La thérapie étant proportionnelle au degré de réceptivité. Il est donc essentiel, avant toute session, de l’établir. La variabilité se trouve également dans la qualité, la nature et le rythme du son à utiliser durant les sessions thérapeutiques. C’est au thérapeute d’examiner avec le patient, les différents sons, bruits, ou mélodies, qui peuvent avoir un quelconque effet positif sur l’état mental, physique ou émotionnel. Il s’agit donc, d’une expérience unique pour tout un chacun.

Bien sûr, les bienfaits y sont nombreux : amélioration de l’humeur, réduction de l’anxiété, contribution au soulagement de la douleur, amélioration du sommeil. Cela va jusqu’à même améliorer la qualité de vie pour les personnes souffrant de schizophrénie et d’autisme.

Peut-être que certains de ces bienfaits vous parlent, et plusieurs d’entre vous viendront même y rajouter d’autres, tel que l’amélioration de la concentration et une hausse de la créativité. Cela seulement, pour prouver encore plus la véracité de l’impact que peut avoir cette thérapie, et donc la musique.

De cela, on peut alors tenter de répondre à notre question. Loin d’exclure le romantisme qui, à la fois, émane de l’univers musical et l’étreint, nous pouvons sans crainte admettre le pouvoir que peut avoir la musique sur nous. Ainsi nous pouvons comprendre, l’attachement de nos sociétés à la musique et à son industrie. La musique est de nos jours au cœur de la vie de beaucoup, sans pour autant qu’ils soient du domaine. Elle est l’accompagnatrice, à la fois, commune et multiple de tous.

Contrairement aux siècles passés, où la musique était dans certaines sociétés uniquement réservée aux classes bourgeoises et dirigeantes, saurons nous profiter de l’opportunité inouïe que nous avons d’y avoir accès presque instantanément ? Saurons-nous en faire un outil qui nous libère, et qui nous pousse chaque jour à nous améliorer ? Saurons-nous nous approprier cette thérapie au quotidien, pour enfin participer à la construction de cette si voulue et si recherchée société, où chacun est épanoui et en paix avec soi-même ?

Ramy Benaferi

Equipe Rédaction Nomad

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