Saviez-vous qu’un citoyen Algérien consomme en moyenne 30kg de sucre par an ?
Mais ce n’est pas le pire : Saviez-vous que cela équivaut à trois fois la norme recommandée par L’OMS ? 

Si l’Organisation Mondiale de la Santé nous recommande de réduire l’apport de sucre à 50g par jour (à peu près 10kg par an) chez l’adulte et l’enfant, c’est en raison du grand danger que cet aliment représente pour notre organisme. D’ailleurs, certains nutritionnistes affirment qu’il est même plus grave de consommer du sucre que de ne rien avaler, puisque ce dernier prive le corps de certaines vitamines et minéraux précieux.

Glucose et Saccharose, quelle différence ?

Il est vrai, en revanche, que le glucose est notre carburant, et qu’il est indispensable pour le bon fonctionnement de notre corps. Néanmoins, il est nécessaire de savoir faire la différence entre le « glucose » et le « sucre ».

En effet, le glucose fait partie de la famille des glucides. Il s’agit d’un monosaccharide qu’on trouve le plus souvent dans les fruits, les légumes, et les aliments naturels. Cette molécule simple est plus facile à absorber, et en arrivant à l’intestin, elle passe immédiatement par le biais du sang, jusqu’au foi où elle est métabolisée.

En revanche, le saccharose (sucre de table) est un disaccharide. Il s’agit d’une molécule de glucose associée à une molécule de fructose. D’un point de vue nutritionnel, le saccharose, contrairement au glucose, n’est pas indispensable pour notre corps.

Sucre : Le pire ennemi de l’organisme 

  • Une étude menée par l’université de Californie à Los Angeles sur des rats, a démontré qu’une surconsommation de fructose (le sucre des fruits) ralentit le fonctionnement du cerveau.
  • Selon plusieurs recherches, notamment celles du journaliste et scientifique américain Gary Taubes, la surconsommation de sucre augmente le risque de cancer.
  • Dans l’intestin, le sucre attaque la flore bactérienne et affaiblit l’immunité. Il est également responsable de la fermentation intestinale, qui favorise le développement des mycoses intestinales.
  • En 2010, le Journal of the American Medical Association a prouvé dans une étude détaillée que l’augmentation du taux de sucre dans l’organisme fait descendre le taux du bon cholestérol, et amplifie le risque de maladies cardiovasculaires.

Les sucres cachés : La plus grande arnaque industrielle

Ce sont des sucres non-naturels, et que l’industrie agroalimentaire rajoute partout, même dont les aliments qui de base, ne nécessitent pas l’usage de sucre ; et cela afin d’en améliorer la saveur et la durée de vie.

Les yaourts 0% sont un excellent exemple dans ce cas-là : Un tel produit n’a pas de goût en l’absence de matière grasse. Alors pour le rendre plus savoureux, et donc plus susceptible d’être apprécié par le consommateur, les industriels y rajoutent des sucres ou des parfums de fruits qui sont très nocifs pour la santé.

Dans les emballages des produits industriels, on trouve plusieurs mentions qui font référence au sucre, et qu’il est nécessaire de savoir déchiffrer. Le site www.alimentation.ooreka.fr nous en propose certaines :

  • La mention « sans sucre » (sucre au singulier) signifie que le produit ne contient pas de saccharose. Il peut en revanche contenir d’autres types de sucres (du fructose par exemple).
  • La mention « sans sucres » (sucres au pluriel) signifie que le produit ne contient pas de sucres simples, il existe cependant une tolérance de 0,5 g pour 100 g.
  • La mention « sans sucres ajoutés » signifie qu’aucun sucre simple n’a été apporté à la recette, mais le produit de base peut en contenir naturellement.
  • La mention « allégé en sucres » indique que le produit contient 30 % de sucres en moins que le produit de référence.

La sonnette d’alarme est tirée en Algérie

Depuis plusieurs années, les associations mondiales de la protection du consommateur ne cessent de pointer du doigt l’Algérie, en l’accusant de ne pas respecter les normes internationales imposées vis-à-vis du dosage en sucre dans les produits industriels.

En effet, selon une étude du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière : « Le non-respect du dosage dans la fabrication des produits alimentaires est dans leur quasi-totalité à l’origine des maladies chroniques en Algérie : le cancer, le diabète et les maladies cardiovasculaires ».

Mais ce n’est pas tout : Le 5 Décembre 2017, le président de l’Association algérienne des producteurs de boissons, Ali Hamani, a affirmé que l’Algérie consomme annuellement plus de 4,5 milliards de litres de boissons et jus, dont 98% produits localement et 2% sont importés.

Des chiffres beaucoup trop élevés qui effraient les médecins et les spécialistes dans l’Algérie et dans le monde. Pourtant, les Algériens n’ont pas l’air de remarquer ce danger qui plane sur leur tête – ou dans leur estomac. 

Selon certains, cela serait dû à un manque de sensibilisation. D’autres, en revanche, blâment les industriels qui n’en font qu’à leur tête. 

Mais chercher un coupable ne réglera pas les choses. Si l’on veut réduire le taux de maladies chroniques qui augmentent en flèche depuis quelques années, il va falloir passer à l’acte dès maintenant, et chasser le saccharose de notre régime alimentaire.   

Le moyen le plus judicieux pour y arriver est de favoriser la consommation des légumes et des céréales complètes, et de remplacer le sucre blanc dans nos plats par des aliments bien plus naturels, tel que le miel, le sirop d’érable… 

Enfin, en cas de fringale de sucre, il serait plus judicieux de se tourner vers les fruits (à quantité raisonnable ! Beaucoup trop de fructose peut être nocif), qui regorgent de minéraux et de vitamines précieuses pour notre corps.

Sources : 

Cheymaa Meghebbar

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