Le « nous », dans l’esprit collectif Algérien est souvent associé à l’unité, au partage, et à l’osmose. Au premier abord, on pourrait croire qu’il est le garant du bon fonctionnement de la société et son régulateur. Mais est-ce vraiment le cas ? Est-ce un bien fait ?  Comme disait IDIR : « Faut-il le fêter ou bien le maudire? ».

Qu’il soit religieux, culturel ou même régional, ce « nous » nous englobe de partout et nous gouverne sous couvert de normes, de règles fixes et rigides qui aiguillent l’existence de chaque individu. Par exemple, quand on parle de jeunesse, on parle de phase de construction, de découverte de soi… . Mais en réalité, dès son plus jeune âge, l’individu est tout de suite comparé, mis en compétition avec ses frères, ses cousins ses amis,  « il doit être comme les autres, avec plus de réussite si c’est possible mais l’essentiel… c’est qu’il soit comme les autres ». S’il n’est pas comme eux, s’il a envie d’autres choses, s’il a d’autres vocations, d’autres désirs, une vision différente, tout simplement ; il ne fait plus partie du « nous », il est tout de suite marginalisé, pointé du doigt et mis à l’écart comme un produit défaillant qui sort de la « fabrique » qu’on ne peut commercialiser.

L’individualité est l’aspect le plus persécuté chez nous, elle nous fait peur, à cause de la paresse de notre société, qui ne veut pas se réorganiser et reste assise sur son fauteuil confortable de pensée unique. Cette vision de la vie nous prive de ce qu’il y’a de plus merveilleux chez l’être humain ; qui est la capacité à imaginer son monde, de le créer, d’apporter sa petite contribution pour construire cet énorme puzzle qui est la société où il fait bon vivre. 

Il est grand temps qu’on cesse de fabriquer des « clones », qu’on puisse voir chez chacun de nous une nouvelle lumière…c’est sans doute, «  LA » révolution qu’on doit faire.

                                                                                                                      Mokrane Amrouche

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