Jamais, ou rarement, la culture n’a connu un marasme que pendant l’ère du coronavirus, ce virus ravageur attaquant tous les domaines de la culture, avançait comme un feu sur un champ de paille, et la culture en est une victime dans une certaine mesure, mais dans une autre mesure la culture s’est adaptée aux circonstances funestes causées par la pandémie.

Fermeture des amphis théâtres, des musées, des salles de cinéma, des cafés littéraires,  avec cet arrêt à priori sidérant, le cœur de la culture ne palpitait plus comme jadis. Or,  Les amoureux de la culture ne  pouvaient perpétuer l’ennui et la dépression, par conséquent ils  lui ont redonné vie, avec certes moins intensité, mais la substitution est là. La mise en œuvre de la culture s’est métamorphosée en numérique : tout se déroulait sur nos petits écrans ou le lien social est catégoriquement coupé et où tout n’est que audiovisuel. Ce basculement du réel au virtuel  a bel et bien une définition : il s’agit de la relance culturelle, dans une atmosphère délétère, pour sauver la santé mentale du monde, ainsi la culture se dressait comme un  rempart protecteur, et surtout pour que les statistiques  ne monopolisent plus la pensée des uns et des autres, car à un moment donné  il fallait penser à autre chose qui n’a nulle relation avec l’atmosphère lugubre générée par la pandémie.

Les réseaux sociaux devenaient le lieu sûr  où l’interaction dépourvue de barrière sociale prenait  la forme du  « live », de plus,   les audioconférences se multipliaient pour parler de sujets culturels intéressants.  Alors que les librairies souffraient abruptement, celles numériques ont fait exploser leurs chiffres d’affaires avec les ventes en ligne. 

Par ailleurs, la période du confinement a été fort propice aux plateformes de streaming comme Netflix et Disney : les gens se dirigeaient comme un seul homme vers le septième art en streaming, ainsi il a  rapidement remplacé les salles de cinéma. Les youtubeurs n’avaient pas grand-chose à faire, excepté de choisir un décor attirant pour leur vidéo,  et de suggérer au public quoi faire pendant ce temps.  

Quand  il y a un mois, le  titre de Netflix perdait plus de 10% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse, on avait compris que ce temps où la culture était exclusivement sous l’emprise du virtuel est révolu.

Quand,  le salon national  du livre a ouvert ses portes à Alger le 11 mars dernier,  la culture avait repris son souffle en Algérie avec notamment, des remises allant jusqu’à 50% pour certains éditeurs. Par la suite, les ventes dédicaces dans les centres culturels et les librairies se faisaient observer, mais  avec moins d’attractivité que d’habitude. 

Pour célébrer la journée internationale des musées, le ministère de la culture  a donné l’opportunité aux Algériens de visiter les musées à titre gracieux, du 17 au 20 mai 2021, pour renouer avec la culture et le patrimoine algérien.

 La culture, elle, était  confinée et étouffée au même titre que nous, sur les réseaux sociaux et les différentes applications. Même si elle  a survécu face au tsunami pandémique, elle avait besoin d’oxygène pour s’entrelacer  avec ses fervents adeptes comme à l’ancienne.

Si le pain nourrit la panse, la culture nourrit la pensée et l’espoir, et c’est  pour cette raison qu’elle doit toujours triompher  du mal.

Samy Loucheni

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