Le Sahara Algériens regorge de belles histoires et légendes, qui ne cesseront pas de nous faire rêver.
Aujourd’hui on va parler d’une des plus belles histoires d’amour racontée par les Touareg, et qui est aussi l’origine de la croix d’Agadez.

C’est l’histoire d’un homme qui aima une femme de tout son cœur, mais il lui était impossible de lui déclarer sa flamme. Pour alléger sa souffrance ce dernier pris son chameau et quitta son campement. Il traversa le désert, et sa bien aimé ne quitta pas ses pensées. Les jours n’étaient que de simples secondes pour ce malheureux qui ne cessait de se répéter « Tu n’as plus rien à espérer, celle que ton cœur chéri tant, t’a oublié ».

A chaque fois qu’il rencontrait un enfant, ou n’importe quel individu paîtrant son troupeau, il lui demanda des nouvelles de ses proches, en souhaitant apprendre que son amoureuse demander elle aussi après lui. Mais cela n’arriva guère, il continua son chemin, et tout ce qu’il voyait lui rappelait sa bien aimé, il ne put l’effacer de ses pensées. 

Jusqu’à ce qu’il arrive dans un nouveau campement et la il décida de s’y installer, là-bas il fut bien reçu, on lui a même dressé une tente. Il resta dans le campement une bonne période de temps, il travailla avec les hommes et fut nourrit par les femmes. Mais son cœur signait toujours.

Un bon matin le cœur lourd, il décida de quitter le campement, sachant ou aller ou quoi faire. Il versait de chaudes larmes chaque jour, et un jour il décida de symboliser son amour en dessinant un symbole d’alliance entre sa bien aimée et lui. Une croix qui était unit à un cercle.  

Et c’était à ce moment là, qu’il décida de retourner voir sa bien aimée et lui déclarer tout l’amour qu’il lui portait. Mais avant de rejoindre son campement, il passa d’abord par le meilleur forgeron de la ville, ou un beau bijou en argent fut fabriqué à partir de la croix dessiné sur le sable.

Il accrocha le collier à son cou, et se fut l’étoile qui le guida vers sa bien aimée.

La légende raconte que l’homme trouva sa bien aimée et qu’il vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours.

Kheira Benmeddour

1 COMMENTAIRE

  1. La croix d’Agadez comme son nom l’indique est de Agadez au Niger, precisement dans la réserve de l’Aïr, région historique des touaregs du Niger. Cette fable est bien belle mais les croix de l’Àïr ( région historique des Touaregs du Niger) sont des représentations tribales. Chaque croix correspond à une ville : Bilma, Agadez, Zinder ect. Elles étaient au nombre de 21, une 22 ème fut créée en hommage à Mano Dayak, leader touareg mort en 1995. La corrélation entre les croix et autres artfacts en Afrique du Nord témoignent d’une continuité culturelle avec le Sahel. Analogues de la Clé de la vie ou croix du Nil pharaonique, ces croix obéissent à la même cosmogonie à l’instar des tatouages de nos doyennes à savoir, la matrice féminine et la vie.
    La similitude de la clés de la vie änkh un des emblèmes de Isis et le symbole punique de Tanit, suppose la même origine.
    Ce que je veux dire, c’est que l’esthétique touareg est trop élaborée, trop savante pour être l’œuvre d’un seul homme.
    De plus, les forgerons touaregs forment une caste celle des Kel ihadaden, il est vrai que celui qui maîtrise le feu et le métal est un homme particulier ( réminiscence du Néolithique) mais ce n’est pas une caste nobiliaire comme les Imouhagh ou Amghar.

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