Ce n’est pas pour jouer au disque rayé mais chaque année, l’Algérie est en déficit budgétaire depuis plusieurs années, d’autant plus que l’économie Algérienne n’est pas au top de sa forme et encore moins en cette période de crise sanitaire. Plusieurs faits sont la cause de cet handicap, on peut en citer les plus flagrantes :

En premier lieu, Le marché informel:

Le commerce informel  prend de plus en plus d’ampleur faisant payer le peuple, on peut dire que c’est l’un des plus grands fléaux de notre économie.

Sachant que ce marché représente 45 à 50% du PNB (Produit National Brut), le fait de ne pas payer les impôts impacte directement le peuple Algérien et particulièrement les classes moyennes/pauvres.

Tout doucement le matin, pas trop vite le soir !  

Partout dans le monde, le temps c’est de l’argent, sauf chez nous bien évidement, on ne donne pas assez d’importance au temps.

Le lancement d’un projet en Algérie peut prendre plusieurs années prenant en considération les innombrables obstacles que le jeune (ou moins jeune) entrepreneur  rencontre au cours de son aventure entrepreneuriale.

On peut citer le frein le plus évident et détesté de tous : LA BUREAUCRATIE.

Ils nous font  désespérer, décourager et SUER avant de nous octroyer les autorisations et agréments nécessaires pour commencer à exercer/produire.

Afin de drainer notre économie, il est primordial de créer de la richesse en produisant et créant des activités, fâcheusement, le jeune entrepreneur en Algérie est perçu comme un minot et un fautif.

La production manque cruellement en Algérie:

On peut lier ce fait avec l’absence de facilité d’investissement, étant donné que l’entrepreneur ne possède pas les moyens matériaux afin de se lancer, il est vital d’avoir recours à des investisseurs et là encore il y a FREIN. L’investisseur (étranger ou pas) voulant faire du BIEN, est mal vu et pas assez pris en considération, ce qui a pour finalité de les faire fuir.

Trop d’impôts tuent l’impôt:

L’absence de JUSTICE FISCALE achève notre économie, on remarque que certains contribuables paient beaucoup ou pas assez d’impôts.

La justice fiscale appelle chaque contribuable à payer les impôts selon ses capacités contributives tout en élargissant la fiscalité pour toutes les catégories sans distinction.

Ce manque de justice entraîne la fuite vers le marché informel et la fraude affectant encore une fois le peuple et notamment les classes moyennes et pauvres.

Si on n’avance pas on recule:

On constate un manque flagrant d’informatisation et d’automatisation dans notre quotidien, la présence de monnaie liquide est plus importante qu’elle ne devrait être.

D’autant plus que notre CULTURE ECONOMIQUE est très limitée, l’insuffisance de moyens de paiement électronique a des répercutions sur tous les plans.

De plus, on remarque une abstraction de traçabilité bancaire ainsi qu’une médiocrité et une gêne lors des achats.

En dernier lieu, nous dépendons encore et toujours des hydrocarbures.

L’histoire d’amour entre l’Algérie et les hydrocarbures est sans fin,  pourtant eux, ne seront pas éternels !

On a beau entendre de belles promesses concernant notre économie, mais il n’en est rien pour le moment, nous nous accrochons encore particulièrement au pétrole pour (sur)vivre.

Le prix du baril de pétrole est volatil, il n’est pas du tout prudent d’y dépendre…

En conclusion, nous avons un long chemin à parcourir avant de voir notre chère économie se relever après plusieurs décennies de médiocrité.

Si chacun de nous y met du sien, on pourra y arriver, restons optimistes, c’est tout ce qu’il reste à faire !

L’avenir c’est NOUS.

Ghizlène

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