Le Lundi 10 Aout, le journaliste Khaled Drareni fut condamné à trois ans de prison ferme pour avoir exercé son métier et se voit privé de sa liberté d’expression, ainsi que de ses droits de journaliste libre, voici son histoire.

Khaled Drareni, une figure du journalisme:

Un journaliste algérien de quarante ans, exerçant son métier librement, avec une expérience de treize ans, il s’engagea à couvrir toutes les manifestations du Hirak depuis plus d’un an, y compris celles pro-gouvernement. Suite à ça, il a été convoqué à plusieurs reprises par les autorités supérieures. Cependant, il n’a jamais changé sa façon de faire afin de relayer la bonne information et couvrir les événements liés au soulèvement populaire.

Le 7 Mars 2020, il fut  accusé pour le motif d’atteinte à l’intégrité nationale, où il avait couvert une manifestation du Hirak pour son site Casbah Tribune aussi pour la chaîne française TV5 monde. Par la suite, il a été placé sous surveillance judiciaire jusqu’au 29 Mars où il fut arrêté et mis à la prison d’El Harrach, pour être par la suite condamné à trois ans de prison ferme.

Une condamnation Arbitraire, absurde et violente:

Trois ans de prison pour un journaliste qui a simplement couvert une manifestation populaire. L’accusation d’atteinte à l’intégrité nationale sans aucune base factuelle, relève de l’absurdité. Lui, qui aime son pays, fils de Moudjahid, et qui a travaillé  tout au long de sa vie autant que journaliste en Algérie; qui a choisit d’y rester. L’autre infraction supplémentaire et injuste qu’on lui a reproché et pour laquelle il fut également condamné, est: incitation à attroupement non armé, une accusation dangereuse, qui témoigne d’une spirale de répression, et d’une atteinte flagrante à la liberté d’expression, qui est pour la presse, la condition de son existence.

«  Le laxisme me dérange, la Hogra me dérange, elle m’a touché à certain niveau et peut toucher n’importe qui d’entre nous. » Khaled Drarni lors d’une interview accordée à WeshDerna en Février 2018.

Mobilisation de journaliste, d’artistes et travailleurs de la culture en soutien à Khaled Drareni:

« Nous retenons la date du 10 Août comme le jour de deuil. Nous voulons que cette date soit oubliée par la libération inconditionnelle de Khaled Drareni et de tous les détenus d’opinion.« Communiqué publié via la page facebook de Wesh Derna 

Pour la liberté d’expression et d’opinion, ainsi que pour la libération inconditionnelle du journaliste Khaled Drareni, plusieurs artistes et écrivains à l’instar de : Yanis Koussim ( scénariste et réalisateur), Mourad Bennacer (comédien), Amel Zen (chanteuse), ElMoustache (dessinateur), Maissa Bey (écrivaine), ont  mobilisé leur voix pour exprimer leur consternation dans un communiqué publié le 11 Aout 2020, appelant à la raison et au droit.

Yamina Hamidi

Photo: El_Moustache

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