Juba Sahrane est un jeune Algérien aujourd’hui âgé de 27 ans, qui a en 2007 subit une opération en Algérie suite à une tumeur à l’œil, ce qui lui a coûté la vue ainsi que la perte de l’ouïe à son oreille gauche, une intervention qui ne l’a pas pour étant guéri, puisque les Médecins l’avait condamné à mourir étant sûrs qu’il n’y a pas de solution. 

Ses parents convaincus du contraire, dès leurs obtentions du visa l’ont envoyé se soigner en France. Juba sahrane avait donc 13 ans lorsqu’il allait suivre un traitement en France, où il finit par guérir de sa maladie, mais reste tout de même aveugle et à moitié sourd pour le restant de sa vie. 

Puis sa famille s’installa au Canada en 2008, Juba explique alors qu’à ce moment là, le jeune Algérien survivant était malgré ça complètement désemparé, devenir aveugle, ne pas pouvoir être autonome et perdre ses amis l’a complètement chamboulé. Ce qui tout de même ne l’a pas empêché d’intégrer un établissement spécialisé pour les aveugles et les malvoyants où il reprend un peu confiance en lui. Sa volonté de réussir et son travail acharné lui permettent d’intégrer une université de droit estimant que le droit est le métier le plus accessible pour les non voyants « le plus dur est de convaincre les employeurs de te donner une chance » dit-il. 

Après avoir suivi de nombreux stages au cours de son cursus dont l’un à Genève en Suisse, il finit par obtenir, grâce à sa persévérance, une bourse de l’ordre de 2500 dollars (obtenue par une fondation canadienne d’aide aux personnes malvoyantes ou aveugles) afin de suivre une maîtrise en droit international et en politique internationale appliquée à l’Université de Sherbrooke au Québec, un projet qu’il commence en août dernier. 

Son histoire a été racontée par un journal à Montréal et a fait le tour du monde. Une histoire inspirante qui donne de l’espoir et du courage aux personnes aveugles ou à chaque personne souffrant d’un quelconque handicap. 

« Je pense que notre communauté doit prendre sa place comme l’ont fait les femmes au 20ème siècle. Pour réussir, il faut que nous nous battions pour occuper les plus hautes fonctions dans la société. Pourquoi pas un juge, un dirigeant d’entreprise ou un ministre aveugle ? On est capable de faire tout ça » Juba Sahrane. 

Sabrina BELGHANEM 

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