La politique peut s’entendre, dans une conception générale, comme l’art de la responsabilité et de gérer les affaires de la cité. Elle imprègne tous les aspects de la vie au sein d’une société. Elle est aussi vieille que la volonté des êtres humains de coexister dans le cadre d’une communauté. Il n’existe pas de société sans politique ou acteurs politiques. 

Les jeunes et l’exclusion :

Presque partout en Afrique et notamment en Algérie, la question de la participation politique des jeunes se pose avec acuité et mise à un débat profond. Le contexte actuel est marqué par la désaffection des populations vis-à-vis de la politique du fait d’un déficit criant de culture politique démocratique et de l’inefficacité des politiques actuelles à transformer positivement les conditions de vie des populations ainsi le fait que le pouvoir central à travers ses stratégies de dépolitiser la société de toutes responsabilités civique et politique.

La société algérienne:

La société algérienne est une société essentiellement composée de jeunes, malgré cette caractéristique majeure les jeunes sont souvent exclus ou ignorés comme potentiels candidats aux postes élus ou clés.

La politique est généralement considérée comme un espace pour les hommes expérimentés en politique, et comme les femmes sont souvent désavantagées dans l’accumulation d’expérience pour s’engager en politique, les jeunes sont systématiquement marginalisés en raison de leur jeune âge, des possibilités limitées et du manque conséquent d’expérience, mais aussi l’absence d’une volonté politique des décideurs du pouvoir central pour faire participer les jeunes dans tous les processus de développement en les impliquant dans l’activité politique et civique.

Nos jeunes, notre futur :

Face aux divers enjeux de développement nationaux et internationaux, la participation des populations à la vie politique en général et des jeunes en particulier s’avère plus que jamais importante. Les jeunes ont d’autant plus intérêt à y participer que leur avenir immédiat en dépend grandement.

C’est pour cela que les OSC ainsi que des institutions élues algériennes ont lancé plusieurs projets dans le cadre de la démocratie participative. l ’APW de Bejaia par exemple a lancé le projet d’un conseil consultatif des jeunes (APW JEUNE). Une première expérience à cette échelle en Algérie afin de faire participer des jeunes dans la vie active et les responsabiliser dans la prise des décisions et la gestion du pouvoir local.

Les prochaines années s’annoncent riches pour la recherche sur les jeunes et la démocratie. La conjoncture y est favorable, et l’occasion d’expérimenter, d’agir, de réfléchir a été saisie par ceux qui se préoccupent soit des jeunes, soit de la santé de nos démocraties, soit des deux.

Le gouvernement et la société civile n’ont peut-être pas toujours les mêmes visées spécifiques en tête. Toutefois, leur objectif global doit être le même : amener les jeunes à s’investir dans la place publique, à prendre la place qui est la leur et qu’ils se doivent d’occuper s’ils veulent que la société et les institutions leur ressemblent.

Chérif HACHEMAOUI

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