Israël, colonisateur pour peu, conquérant de la terre promise pour la majorité absolue, consolide son fort et sa présence au moyen orient, récompensant ainsi ses 72 d’existence par la normalisation des relations diplomatiques, Pas avec n’importe qui, avec l’un des pays les plus influents de la région Moyen-Orient – golfe-persique : les émirats arabe unis.

D’abord qu’est-ce qu’Israël : 

Le statut d’Israël est ‘’ état souverain ‘’ membre de l’ONU et cela depuis Le 14 mai 1948, dernier jour du mandat britannique sur les terres palestiniennes, et premier jour de la vie politique de l’état hébreu. Cependant comme logique le désir, cette création n’admet nulle logique, à l’exception de quelques pays. Plus exactement ils sont au nombre de 25 ; dont musulmans ou membres de la ligue arabe (à l’exception des EAU dernière recrue, ou l’Égypte et la Jordanie qui entretiennent des relations depuis la signature de traités de paix, respectivement en 1979 et en 1994) qui ne reconnaissent officiellement aucun état sur les terres en question sinon celui de de la Palestine de Mahmoud Abbas.  Fondé le 15 novembre 1988 à Alger par Yasser Arafat, sous le parrainage algérien. Continuité des efforts diplomatiques déployés au soutien des causes nobles dans les festivités internationales. 

C’est ainsi que l’Algérie eut l’honneur d’être le premier pays à reconnaître l’état palestinien, qui hélas, aujourd’hui, accomplit timidement sa tache de représentant d’un peuple opprimé par un autre dont la salutation la plus répandu, ironie, est Shalom aliechem… – que la paix soit sur vous-.

Mine de rien, pas moins de 149 pays reconnaissent Israël, entre reconnaissance exclusive comme la majorité des pays occidentaux ou même reconnaissance des deux états.

A signaler que sous une revendication algérienne, la Palestine a enfin eu droit à l’exercice politique : un tout petit siège aux prérogatives d’observateur au sein de l’ONU mais jamais d’état. Cette décision fut soutenue par la majorité des pays membre même anti-Palestine. 

Pourquoi ce coming-out maintenant

Certains experts estiment que l’evènement en lui-même n’est pas si ‘’ surprise ‘’ qu’il l’a été pour la presse internationale. Effectivement, depuis des dizaines d’années, les pays du golfe, les Emirats Arabes Unis en l’occurrence, et sous les auspices de la divinité arabe répondant au nom des‘’ Etats-Unis ‘’, entretiennent des relations officieuses très amicales. Jusqu’à se rencontrer régulièrement, traitant ainsi les enjeux majeurs, essentiellement le chapitre ‘’ sécurité de la région’’. Cela en interaction avec l’ogre barbu à la djellaba noire qui guette de l’autre rive du golfe, l’Iran. Ennemi historique ardent d’Israël, et notamment celui des pays du golfe pour des dessous religieux ; le conflit sunnite-chiite ne connait fin, privant donc la géopolitique de répit. Au moins ainsi, le système des mollahs saura officiellement à qui avoir affaire. 

Les liens Israël-EAU ne sont pas seulement papiers et stylo, l’alimentation de l’armée émirienne en technologie made in Israël est de plus en plus imposante ces dernières années, et témoigne de l’entraide et la confiance entre les deux opérateurs.

Ce pacte est une bonne nouvelle pour la scène politique américaine qui célèbre la victoire des républicains taquinant les démocrates et leur élu Joe Biden, fort rival pour Donald qui qualifie l’Accord de « percée spectaculaire ».

Les intentions politiques ne sont pas réservées uniquement au pôle des Etats-Unis. Benjamin Netanyahu, n’est pas prêt lui aussi à laisser cette période passer paisiblement, même si l’objectif est d’après lui l’instauration de la paix. Il est clair qu’elle sera instrumentalisée en son profit pour apaiser l’opinion publique. Ce dernier en a marre de le voir depuis déjà 11 ans comme premier ministre et plus de 30 ans au pouvoir. Bibi, comme le surnomment ses partisans est aux anges et n’aura de cesse jusqu’à convertir toute la région en fidèles de sa doctrine.

Qu’elle est la prochaine étape de la normalisation ?

Début septembre sera historique pour les deux états, par l’établissement d’ambassades, éventuellement la délivrance de visas aux Israéliens qui profiteront de la fin de l’été sous et sur les palmiers de Dubaï et Abu Dhabi. 

Une coopération industrielle au-delà du militaire s’annonce fort potentielle très bénéfique des deux côtés, face à la virginité des émirats désertiques mais très touristiques et le savoir-faire israélien et la forte influence des milieux sionistes sur l’économie mondiale et sur les têtes de grands capitaux. C’est un win-win. Seul perdant, le peuple palestinien très démuni…

Faits divers …

Face à la sédentarité du conflit israélo-palestinien qui s’étouffe de jour en jour, d’autant que les terres soient annexées, le prince héritier émirien Mohammed BenZayed Al-Nahyan chef de l’état affirme que ce geste courageux apportera son soutien à la cause palestinienne, au renforcement de la coexistence des religions résidentes sur la terre en question. 

En revanche, il est fort ambigu. Qu’en sera-t-il réellement pour le projet de l’état palestinien si les arabe eux même, pilier de la cause, lâchent l’éponge et abdiquent. Il se trouve que l’étape post-EAU sera le royaume des Al Saouds sous les directives de MBS (Mohamed Ben Salman Al Tronçonneur) qui éprouve une forte affinité envers les Américains. 

Cerise sur le gâteau, d’après un article de la Washington post, le Maroc serait lui aussi un prochain pays à normaliser les relations avec Israël. 

Sans parler de la Turquie qui menace de retirer son ambassadeur des émirats alors qu’elle-même assument une diplomatie depuis les années suivant la création.

Qu’ils fassent le bon choix ou pas, ils seront complices à l’assassinat de milliers de jeunes et moins jeunes innocents.                                     

LUSTUCRU B.C.

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