Le 5 juillet coïncide avec la naissance de l’un des piliers de la littérature algérienne d’expression française : Malek HADDAD. Un poète, journaliste, écrivain et romancier né en 1927, à Constantine et décédé le 2 juin 1978. Il a écrit plusieurs œuvres parmi lesquels nous citons : la dernière impression.

« La dernière impression » de Malek Haddad

Ce « poète blessé » a traité pour sa première fois la guerre de la libération nationale dans son livre « La dernière impression », dans lequel il se projetait à travers son héro « Saïd » pour nous dresser le portrait d’une société en guère et en proie à de conflits sociaux. À travers sa plume et un style qui nous donne envie de lire et relire, l’auteur nous communique une douleur intense en guise de nous faire penser à ceci: peut-on être heureux et tomber amoureux (se) en temps de guerre ?

L’amour, la mort, et la guerre

En plein guerre, « Saïd » est tombé amoureux de « Lucia », une fille française. Certaines personnes n’ont pas accepté ça tels que : le docteur Legendre .Un jour, il y a eu un accrochage entre les soldats français et les combattants algériens et malheureusement la bien-aimé de Saïd est morte .Par la suite, ce dernier décida de « monter à la montagne » en rejoignant son frère « Bouzid ». Mais il a vécu le même destin de son amante « Lucia » et il est décédé. De là, le romancier voulait nous passer une vision pessimiste, à travers une fin tragique : l’amour est impossible en temps de guerre.

Le français est-il un butin de guerre ?

Malek HADDAD est trop accaparé par le thème de déchirement culturel. À travers le français, Malek expose le problème de la quête identitaire, il cherchait toujours à exprimer son appartenance à son peuple et dans l’incapacité d’écrire dans sa langue maternelle, la langue arabe, Haddad a toujours essayé de communiquer ce qui réside au fond de lui en français.

Malek est un écrivain engagé qui, à travers son roman, a su témoigner son temps de façon raphaélesque. Il est classé parmi les rares écrivains qui ont pu exprimer leur déchirement culturel. Il a toujours essayé d’être fidèle à son Algérie mais quoiqu’on en dise cet écrivain n’a pas eu le succès qu’il méritait.

« Mourir ainsi c’est une façon de tourner la page, c’est ainsi une façon d’écrire sa dernière impression » HADDAD Malek.

                                                                                             BENZETTA Madjda

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