Encore une mauvaise journée à l’école ; toujours ces mêmes élèves qui se moquent de moi ; qui me frappent et me maltraitent … Ma lutte quotidienne continue et ça devient de plus en plus difficile pour moi de continuer à supporter leurs paroles. Chaque matin mon cauchemar se renouvelle et reprend des forces. À l’aide, on me harcèle !

35 % des écoliers et 13 % des lycéens sont harcelés ; Des chiffres qui ne cessent d’augmenter en Algérie ; une violence morale et physique entre camarades. Le non-respect règne dans cet environnement pollué par la haine.

Le harcèlement touche toutes les catégories sociales et toutes sortes d’élèves mais la question est :

Pourquoi les harceleurs font-ils cela ?

Les causes sont nombreuses parmi elles : le sentiment de jalousie envers son/sa camarade – la provocation – l’obstination – le rejet – la mauvaise estime de soi – la solitudemilieu familial dégradé – l’anxiété – le manque de confiance en soi

Quant à l’enfant qui est insulté, menacé, battu et bousculé à répétition entre dans un état de dépression, de stress et d’impuissance face à cette situation. Il est donc complètement isolé, seul à se demander ce qu’il a bien pu faire pour qu’on le maltraite ainsi. On peut parler aussi de décrochage scolaire, de troubles alimentaires, de somatisation, d’automutilation et carrément de suicide.

Les parents dans tout ça ?

Les parents de l’harceleur

L’intervention des parents de l’harceleur est nécessaire. Le déni est la première des réactions. Ces derniers doivent comprendre que ce que leur enfant a fait est une réalité à laquelle il faut remédier par la communication et le dialogue sans cibler directement l’enfant.

« Il faut lui rappeler les interdits de la loi, mais lui dire aussi qu’on l’aime. L’aider à développer son empathie, lui exprimer que l’on souhaite comprendre »      Hélène Romano

Les parents de la victime 

Ils doivent prendre en charge leur enfant, le rassurer, avertir l’établissement scolaire, consulter un psychologue ou un assistant social pour l’aider à surmonter cette période.

Témoignage

Voici le témoignage d’une mère dont le fils s’est suicidé suite à un harcèlement à l’école :

« Mon fils était un petit garçon plein de vie, très curieux, très intelligent, très intégré… Dès son entrée au collège, il est passé dans un monde de violence pour lequel je ne l’avais pas préparé… Ça a commencé par de l’humiliation, les autres lui avaient baissé le pantalon devant tout le monde puis il y a eu les menaces de mort… Alors, je décide de l’emmener chez un médecin pour traiter son anxiété et là, il lui avoue qu’il a fait une tentative de suicide… Ça m’a détruite… Peu de temps après, on décide de déménager, mon fils change d’école mais son état ne change pas… Un jour, alors que je sortais courir, mon mari m’appelle par téléphone, je réponds et là j’entends un hurlement effroyable, mon époux me dit : « notre petit s’est pendu » … Mon monde s’est écroulé ce jour-là … Mon enfant n’a pas été entendu, nous n’avons pas été entendu, l’éducation nationale ne nous a pas reçus… »

La lutte continue, ne baissons pas les bras. Ce témoignage prouve que le harcèlement est un meurtrier qui multiplie ses victimes jour après jour, école après école. Notre devoir aujourd’hui, est de sensibiliser un maximum de personnes, de prévenir mais aussi d’influencer les autres et les inciter à changer les choses car en parler c’est bien mais agir c’est mieux !

         Graine Sabrina

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