Nous exportons des barques! 418 Harags(migrants clandestins) de majorité algérienne s’échouent sur la côte espagnole en une nuit. Un chiffre record défilant aux cotés des lauriers de la nouvelle Algérie. Une Algérie où tout va bien jusqu’à prison comme dirait Nazim Baya.

Briguant l’opportunité, celle de la crise sanitaire et le suspens des statistiques quotidiennes. Des paquebots dignes de cercueils motorisés, baptisés  » Fierté de l’Algérie  » s’éloignent peu à peu, en silence et discrétion crainte d’alarmer ce bébé, celui de la garde-côtes.

Zieutant via leur intuition l’autre rive du bassin méditerranéen,désormais cimetière où reposent paisiblement des dépouilles dont le gentilé est  » dziri « . Des fragments de chaire attendant que les vagues les exhument enfin et les posent délicatement, plutôt les dégobillent, sur leur terre natale, leur berceau qu’ils n’ont pas forcément choisi d’abandonner.

Une maman dans un village en Algérie:

Comment guérir cette plaie?celle d’une mère qui tous les soirs sur son balcon, sur son tapis de prière ou au bord de la mer ; prie, psalmodie ce qu’elle connaît comme versets pour revoir son fils.Ne serait ce qu’un bout de tissu qu’elle saura enterrer comme le mérite un humain et s’y recueillir chaque vendredi.

les haragas: des jeunes mais pas seulement!

Certains accusent ces suicidaire d’adolescents qui prennent la mer sur une embarcation de fortune de jeunes fous et irresponsables, jusqu’à ce qu’ils aperçoivent ce vieil homme parmi eux…

D’autres les traitent de malades qui ont échoué leur examen de citoyenneté, qui n’ont actuellement rien ầ perdre, jusqu’à voir ce parent avec son fils malade âgé de trois ans….
D’autres voient en eux des voyous dont la disparition épurera la société … ironie du sort,il paraît qu’un médecin occupait un coin sur la barque.

Les raisons qui poussent à cette quête mortelle de l’Europe sont jusque là incessamment traitées pendant plus de 20 ans.Orbitant toutes autour de l’inexistence d’alternatives. Les raisons à cogiter sont bel et bien celles aboutissant à cette montée brusque du phénomène de harga(immigration clandestine) au lendemain du hirak. Comme d’un coup de baguette magique, la jeunesse de toute catégorie, instruite ou pas, s’est épanouie. Preuve que, comme le bâtiment, quand l’espoir va, tout va.

La problématique de l’espoir:

L’espoir n’y est plus, commençant par l’échec de la révolution, ou plutôt l’échec relatif car décidément les attentes étaient si poussées que la réalité ne sut par quoi commencer. la récolte est jugée ,modeste voire decevante.

Un autre échec entasse le premier et l’engouffre, celui de la crise sanitaire qui, certes est d’aspect global, mais l’approximation des décisions et la gestion timide ont nourri ce sens de l’échec déjà de base assez développé chez un Algérien.Ajouté à celà la perturbation liée à la perte des êtres chers.

I have a dream -Abba- :

Je rêve d’une Algérie nouvelle où l’espoir aussi fictif qu’il soit renaisse. Où le patriotisme s’étendrait du terrain de football aux rues. Une Algérie bourrée d’artistes, de rêveurs qui sauront accoucher d’un idéalisme qui lui cuisinera la révolution par ses propres épices, qui cette fois ci n’aura de cesse. Réussira.

Le mal de cette patrie ne connaîtra pas de soulagement avec un jeune démotivé, dépourvu de toutes ses armes.Armé uniquement de ses états d’âmes qu’il alimente en respirant des herbes, ou du tabac chéquier au nez.
Aucune économie ne verra jour sans volonté. Le ressources humaines sont la vrai richesse.

Ni nourrit ni logé
Ni Marié ni engagé.
Ni mort ni vivant .  

Algérie je te répudie trois fois.

B.C

LUSTUCRU B.C.

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