Il débarque ! Et en force ! Avec son tout premier album, le groupe naissant « SONTERDI » s’apprête à faire une entrée en grandes pompes dans le monde de la scène algérienne. Après un paquet de shows et d’apparitions brillantes, l’heure d’entrer dans la cour des grands est enfin arrivée ! L’heure de voir la fumée du mot SONTERDI se répandre sur les lèvres du public algérien a sonné ! 

Il était une fois, un rêve :

Qui a dû sembler fou lors de sa formulation mais ses porteurs l’étaient encore plus ! Pour cela, pas de lampe magique où frotter mais quelques accords à gratter, des baguettes agiles et une voix rocailleuse pour porter cette idée démente qui, quelques années plus tard deviendra Sonterdi, tel que son public l’a connu. Composé aujourd’hui de trois jeunes artistes ayant fréquenté la même université, le groupe Oranais -rassemblant : Adnen Djeff, Zaky Moulay et Bilel Rahaoui– n’était au départ, qu’un duo de passionnés qui, petit à petit, a su rallier émotion et ambition pour en faire découler un son unique en son genre, aux quelques intonations occidentales mais au cachet purement algérien. 

SONTERDI, un lapsus comme on n’en fait plus :

Le sens du terme, aux origines anecdotiques et hasardeuses, suscite souvent la curiosité de ceux qui découvrent la bande pour la première fois; Ainsi donc, commence le bal des essais tâtonnants et des hypothèses boiteuses afin de décoder le jeu de mots qu’est « Sonterdi« . Un assemblement mystérieux de mots ou un terme oublié du dictionnaire ? Son histoire est pourtant bien plus originale. 

Comme tout groupe -fraîchement mis sur pied- qui se respecte, l’étape cruciale de l’appellation est à franchir; Pour ses membres, cette dernière s’imposa bien après la modélisation du genre musical, de manière tout à fait inopinée. Ils n’auraient jamais pensé qu’un arrêt de bus – entre deux répétitions- déciderait de leur nom de scène ou plutôt, qu’une plaque toute banale marquant « Sens interdit » porterait leur aventure quelques années plus tard … Car c’est au moment où cette dernière s’affala sur le sol, alors qu’on s’éloignait de son emplacement qu’elle devint peu banale et qu’elle s’imposa même aux membres comme une évidence. « Sens interdit » ou comme on le prononcerait en utilisant le lexique algérien post-colonial : « Sonterdi » était né. 

Un article pour « L’article 44 » :

Qui n’est autre que le titre de leur album prévu pour l’automne 2020. Un album aux effluves variés, composé de 9 titres dont un premier single reggae : « Khayt Errachi » mis en ligne sur Youtube le 9 juillet 2020. Article 44 prônera essentiellement le rock algérien mais n’hésitera pas à explorer d’autres genres plus psychédéliques et hard-rock -Ayant pour titres entre autres : Gatli Jaddati, Hajra F’sabbat ou encore Tag ala men Tag

Face aux imprévus du mériter : 

Il est à souligner que Sonterdi enregistra son album en une année seulement ; malheureusement, certains soucis de paperasses retardèrent sa sortie. Regrettable imprévu auquel le groupe a su faire face en tirant profit de cette circonstance pour aller à la rencontre de son public: cheminant de représentations bénévoles dans de petites cafétérias, au théâtre régional d’Oran- en passant par le cinéma Maghreb lors du festival de la musique moderne en 2018 et quelques représentations radio remarquées. 

Un groupe que rien n’arrête et qui ne cessera de surprendre son public. Sonterdi a sans nul doute des dispositions à marquer durablement la scène et l’art algérien. 

                                                                    Bouherid Anissa

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